VOICI CE QUE LES OCCIDENTAUX N’ONT PAS COMPRIS DE L’ECONOMIE MODERNE
de Jean-Paul Pougala (*)
Le Dumping Social, la sous-évaluation de la monnaie chinoise, le Yuan, la concurrence déloyale etc. Voilà quelques-uns des florilèges d'accusations que font pleuvoir sur la Chine la majorité des économistes et politiciens occidentaux. Et si ce beau petit monde était à côté de la plaque ?
La croissance de la Chine et son positionnement stratégique au rang de la première puissance mondiale montante a fait naître un désarroi sans précédent chez les anciens puissants d’hier et la conséquente navigation a vu chez les économistes et politiciens occidentaux qui étaient incontestablement il y a peu de temps les références pour un modèle économique réussi, qui semblait indétrônable. Avec la Chine qui a imposé un nouveau modèle économique, le désarroi est total, et 10 ans après, la boussole leur semble toujours introuvable pour mieux orienter les idées et comprendre de quel côté se trouve le Nord au XXIème, c’est-à-dire à l'Est.
ET SI LA COMPETITIVITE AVAIT PRIS UN NOUVEAU VISAGE !
Comme il est déconcertant de voir des économistes occidentaux s’accrocher à des considérations puériles pour expliquer leur manque de compétitivité vis-à-vis de la Chine et le conséquent désert industriel qui semble avoir stablement élu domicile en Occident, en invoquant tous les bas salaires pratiqués en Chine, ce qui est faux.
Ceci est faux parce qu'en matière de salaires, ils sont deux fois plus bas en Afrique et en Amérique du Sud qu'en Chine, sans que ces deux régions attirent les mêmes investissements. Les vraies raisons sont ailleurs :
1- Il existe en Chine un état fort qui est présent dans presque tout le processus économique avec un objectif bien précis et bien visible, celui de sortir des millions de chinois de la misère.
2- Dans la formation du coût d'un produit, la main d'œuvre compte pour environ de 2 à 4 %, pire, à 10%. Il est donc absurde qu'en Occident, on utilise la question des salaires prétendument élevés pour justifier la non compétitivité des entreprises. Si un producteur Italien met un article sur le marché à 100 € alors que son concurrent chinois est capable de l'offrir à 25 €, la différence de 200% ne peut nullement être justifiée par les 10% de coût de l'emploi. Même si on avait offert le coût des salaires gratuitement au producteur européen, il resterait toujours une différence de 190% à couvrir et c'est peut-être en se concentrant sur cette valeur que l'Occident peut avoir un début de solution à sa crise qui n'est qu'au début, malheureusement. Il s'agit notamment des coûts liés à l'architecture industrielle elle-même du pays de l'acquisition des matières premières à la qualité de la formation professionnelle et au type de la logistique pour toucher le client du bout du monde et que nous allons étudier ci-dessous.
3- Les matières premières achetées par l'Etat.
Contrairement à l'Occident où chaque industriel doit se débrouiller tout seul pour trouver les intrants dans le monde entier, la Chine utilise d'autres méthodes: il existe des mastodontes d'états qui se chargent de grouper ses achats et donc, réussit à décrocher les meilleures conditions d'achat qu'un privé Occidental ferait rarement, ou grâce à une guerre humanitaire.
4- Produits semi-finis par l'Etat.
Contrairement à l'Occident où une industrie par exemple d'automobiles s'installe et se fournit chez des sous-traitants, en Chine, c'est l'Etat qui produit l'essentiel et le fabriquant de bicyclettes se développe en achetant les pièces fournies par l'Etat. C'est le cas chez les fabricants de climatiseurs, et bien d'autres secteurs clés, là où le fabriquant italien doit se débrouiller tout seul pour assurer sa production de A à Z, très souvent, son concurrent chinois qu'il doit affronter sur le marché, n'a eu qu'à traiter la partie de S à Z, très souvent de l'assemblage et la vente. Or, le prix des pièces qu'il assemble, non seulement proviennent de l'Etat qui veut des devises et qui ne vend pas mais cède pour créer des emplois et stimuler son économie.
5- POUR LES CHINOIS L’ENERGIE NE SE VEND PAS
En termes de capitalisation boursière, selon les informations fournies par Fortune Global 500 pour l'année 2010, sur les 7 plus grandes sociétés du monde, 6 sont des sociétés qui s'occupent d'énergie dont une américaine, une Britannique, une hollandaise et 3 chinoises. Mais le plus intéressant est de constater une fracture entre les entreprises occidentales et chinoises sur les bénéfices réalisées qui sont plus forts chez les premiers. Par exemple, la Shell avec 97.000 employés, réalise 20,116 milliards de $ de bénéfice, la Exxon Mobile avec 103.000 employés a réalisé un bénéfice net de 30,40 milliards de $, alors que les chinoises semblent à la traine : la Sinopec avec 640.000 employés ne réalise que 7,63 milliards $ de profits alors que sa consœur la China National Petroleum, avec 1.500.000 employés a réalisé à peine 14,37 milliards de $ de profit.
Selon les évaluations classiques en Occident, Shell et Exxon sont à féliciter parce qu'elles ont fait du bon travail. Mais selon la vision pragmatique des chinois, le montant élevé de leurs profits est un indicateur du niveau du frein à la compétitivité d'une nation. Pour la Chine, la compétitivité de ses entreprises commence avec le coût de l'énergie. Les entreprises du secteur ne doivent réaliser des bénéfices que pour leur propre développement pour la recherche et les besoins d'exploration de nouveaux gisements, alors qu'en Occident, les bénéfices colossaux font le bonheur des actionnaires qui iront ainsi figurer sur la liste des individus les plus riches du monde.
Cette différente conception du monde de l'économie a été encore plus criante en 2008, lorsqu'en pleine crise économique, avec la volée des prix du pétrole brut sur les marchés, toutes les entreprises pétrolières de l'Occident annoncent des bénéfices historiquement élevés. La Exxon Mobil par exemple annonce les bénéfices de 45 milliards de dollars en hausse de 11% par rapport à 2007 ; en France, Total annonce les bénéfices de 22 milliards de dollars (17 milliards d'Euros) alors que pour la même année, leur concurrente chinoise, Petrochina, la première en terme de quantité du pétrole produit perd de l'argent parce qu'une décision politique très intelligente (à mon avis) prise par le gouvernement de Pékin sur le gel des prix du carburant porte à une chute drastique de 22% des résultats nets, pour permettre aux entreprises chinoises de rester toujours les plus compétitives du monde. Il est évident que tous les produits dérivés du pétrole en plastique comme les jouets, les accessoires pour voitures, emballages etc. proviennent à 90% de la Chine, ce n'est pas parce là-bas la main d'œuvre coûte moins cher. C'est tout simplement parce que l'état a placé le vrai bénéfice à la fin de la chaîne en terme d'emplois crées, de devises étrangères accumulées, d'excédents de la balance commerciale et non pas spéculer de façon idiote sur tout ce qui bouge, allant même jusqu'à l’auto-flagellation (se donner des coups à soi-même) comme c'est le cas en Occident. En Chine, il existe un objectif clair, c'est celui de la redistribution des richesses créées qui doivent se traduire en termes de millions de personnes qu’on réussit à sortir de la misère et non la célébration de la gloire de voir des noms de quelques milliardaires dans le classement annuel de Forbes.
Sur le plan des produits pétroliers, en Europe, les gouvernants semblent vouloir le beurre et l'argent du beurre à la fois. On veut la compétitivité des entreprises, mais en même temps, on taxe jusqu'à 77% les produits énergétiques qui entrent pour près de 40% dans la formation du coût d'un produit fini, transporté, livré à la boutique et même le coût du déplacement de l'acheteur pour venir le prendre peut être pris en considération.
Ce qu'on vient de voir pour le pétrole est identique sinon pire dans le secteur de l'électricité qui en Chine est presque gratuite. La même année 2010, la première société d'électricité au monde, State Grid corporation de Pékin, avec 1.564.000 employés et ses centaines de millions d'abonnés, ne réalise que 4,56 milliards de dollars US de bénéfice, c'est-à-dire moins des 5 milliards de dollars d'EDF (Électricité De France) un an plus tôt, en 2009 (avant sa chute de 74% en 2010 à cause des déboires sur les marchés étrangers) et avec ses 158.000 employés, c'est-à-dire, 10 fois moins que son concurrent chinois et 20 fois moins d'abonnés. La vérité est que pour Edf, entreprise publique, les abonnés sont des pigeons qu’il faut plumer avec des augmentations à chaque début d’année sous des prétextes les plus variés, comme l’homologation au prix du pétrole, lorsque ce dernier monte.
LA LOGISTIQUE COMME INSTRUMENT DE PUISSANCE GEOSTRATEGIQUE
La Chine a des mastodontes de mer qui pratiquent très souvent des prix politiques. Ce n'est nullement du dumping, mais les opérateurs sont juste facturés au prix coûtant. Un exemple est la COSCO (China Ocean Shipping Company), propriétaire de 201 bateaux porte-conteneurs soit 900.000 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille moyenne d’un conteneur) permet aux transitaires de facturer un conteneur 20-40 pieds de la Chine pour livraison à n'importe quel port en Europe pour des prix incroyablement bas, en fonction des objectifs que l’Etat chinois veut atteindre en terme d’exportation ; C'est-à-dire que parce que COSCO est une entreprise publique qui ne recherche pas le bénéfice pour elle-même, mais le bénéfice pour la nation chinoise, elle est un instrument très puissant de géostratégie, qui participe à l’objectif de conquérir, tous les marchés potentiels. Elle rapproche les côtes chinoises des côtes du monde entier. On arrive ainsi au paradoxe que le coût de transport terrestre à l’intérieur de la même Europe va souvent jusqu’à 4 fois plus cher que le coût du transport maritime de 30 jours de mer de la Chine jusqu’en Europe. Et lorsqu'on sait que 75% des échanges en Europe se font entre pays Européens eux-mêmes, on peut aisément imaginer toute l'aubaine que cela représente pour la Chine dans les années à venir, si rien n'est fait par les économistes européens pour trouver une solution à long terme.
Le 7 Juin 2010, c’est ce même Cosco qui a acheté pour 1,90 milliards de yuan, les lots mis en vente par la municipalité de Shanghai, c’est-à-dire que pour ce que deviendra dans les 10 ans à venir le premier centre financier du monde, l’immobilier est encore une fois sous le contrôle de l’état chinois. En effet, sur les 11 lots mis en vente, 9 ont été achetés aux enchères par les entreprises publiques et seulement 2 aux privés chinois.
Cosco est à l’image de la polyvalence des géants publiques chinois, contrôlant tout ou presque dans son secteur, de la gestion des ports (3,4 milliards de dollars pour la concession de la gestion de conteneurs dans le port de Pirée en Grèce en 2008.) à l’immobilier en passant par la construction des bateaux et la fabrication des conteneurs. Ce qui lui donne un avantage inouï au service de la compétitivité des entreprises chinoises sur toutes leurs concurrentes qui selon le modèle de développement du capitalisme occidental, pêchent par une trop grande spécialisation dit-on pour réaliser le maximum de profit.
Par exemple, sa succursale française COSCO FRANCE dont le siège est à Paris est présente dans toutes les villes portuaires françaises et travaille surtout comme une société commissionnaire de transport, agissant dans le domaine de la consignation, la réparation de navires, mais aussi, le fret aérien, avec le même objectif que le produit sorti de l’usine chinoise doit arriver n’importe où sans souffrir d’une quelconque pénalisation liée au transport ou à la logistique.
En Juin 2011, 52 Avions Airbus A320 sont sortis de la nouvelle usine de Tianjin en Chine. Là encore c’est Cosco qui est devenu incontournable au titre d’entrepreneur général des programmes de la société Airbus de Tianjin, et chargé du transport des grosses pièces de l'Europe à Tianjin, notamment le transport par péniche, le transport intérieur et le transport océanique par conteneur dans la section européenne, ainsi que le transport intérieur et le transport aérien à la section de Tianjin.
Ici aussi, le choix d’une société publique chinoise n’est pas un hasard, mais c’est le résultat d’une décision géostratégique bien pensée. C’est en effet Cosco qui est choisi pour mener bientôt la même opération mais en sens contraire de la Chine vers l’Afrique, pour l’assemblage de l’avion chinois dénommé XIAN MA-60 sur lequel la Chine a fait un pari pour remplacer les mauvaises habitudes africaines de n’acheter que les vieux avions en Occident paradoxalement plus coûteux (que le neuf chinois), et qui se révèlent de vrais cercueils volants au-dessus du continent africain. La Xia MA-60 équipe déjà les compagnies : Air Zimbabwe, Air Burkina, Air Burundi, South African Express, British Caledonian, Laos Airlines, Sri Lanka Air-Force, mais aussi, selon le quotidien chinois People Daily du 25 Mai 2011, les compagnies de plusieurs autres pays en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud et sont en service sur une centaine de lignes aériennes. Selon les indiscrétions à Pékin, Cosco effectuera bientôt le même transport des parties d’avions des côtes chinoises vers les côtes africaines, dans la ville portuaires de Kribi au Cameroun où un port en eau profonde est en construction pour accueillir ce genre de bateau. Lorsque la société EADS (Airbus) s’est installée en Chine, elle l’y était contrainte, comme condition posée par la Chine à l’achat d’un nombre important de ses avions. Mais lorsque la Chine prévoit de construire ses avions destinés à l’Afrique directement sur le sol africain, ses économistes et stratèges démontrent d’avoir compris ce que les économistes occidentaux peinent encore à comprendre et c’est que : dans l’économie moderne, vous ne pouvez pas vous obstiner à être prospère tout seul et que pendant que tout va à merveille, c’est le bon moment pour aider à se renforcer de nouveaux partenaires à être là pour vous aider lorsque les moments difficiles arriveront, parce que vous leur aurez donné les moyens et la possibilité d’être cette porte de recours, cette issue de secours.
LA FAIBLESSE DEMOCRATIQUE
Si la démocratie du suffrage universel était quelque chose de si merveilleux, nul doute que l’Occident préférait la conserver et même la cacher comme un secret militaire, afin de l’utiliser comme avantage sur les autres peuples de la planète. Si la démocratie du suffrage universel pouvait permettre le développement d’une nation, il est parfaitement évident que l’Occident ne serait pas si engagé à financer des oppositions créées ad-hoc pour tel ou tel autre pays, pour les aider à devenir de dangereux concurrents sur le plan de la production industrielle, sur le plan de la production intellectuelle. La vérité est toute autre et bien plus amère. C’est que l’Occident a compris que l’une des raisons de son déclin est bien la démocratie du suffrage universel qui a porté au pouvoir les personnalités les plus médiocres, à condition qu’elles soient soutenues par les puissances de l’argent qui sont rarement là pour l’intérêt général.
La médiocrité des hommes politique s’est accompagnée des économistes piégés par la prétendue supériorité sans faille de l’ultra-libéralisme. On a ainsi vu des économistes de renom en Espagne, en Grèce, au Portugal, en France, en Italie soutenir une thèse des plus grotesques selon laquelle l’Allemagne avait le devoir d’aider financièrement les pays Européens en crise, parce que selon eux, l’argent allemand provenait de la vente des grosses berlines dans ces pays. Ce genre de raisonnement trahit l’état de déconfiture de ces économistes qui ne sont tout simplement plus en mesure de comprendre que l’Allemagne n’a pas les moyens de se sauver elle-même et que la crise allemande n’est plus qu’une question de temps comme pour tous les pays occidentaux qui à première vue semblent épargnés, puisqu’ils sont régis par les mêmes modèles économiques. Pire, ce sont les même qui projettent de faire la concurrence à la Chine. Comment peuvent-ils y parvenir, s’ils se refusent à l’exercice le plus facile qui aurait consisté non pas à vouloir partager les gains allemands, mais à se demander comment réussir eux aussi à vendre en Allemagne, premier marché de l’union Européenne.
La vérité est que ces économistes se sont déjà rendus et ont renoncé à se battre, faute d’idée. Et ils sont déjà en train de passer au plan B, d’un Occident qui deviendrait une destination touristique pour les nouveaux émergents. C’est le président américain Barack Obama qui a vendu la mèche le 18/01/2012, en présentant dans un parc d’attraction touristique en Floride son désir de faire des USA, la première destination touristique du monde, au nom de la relance de l’emploi. Ce que Monsieur Obama ne sait pas, c’est que le tourisme n’a jamais aidé un pays à se développer. La France dont il veut contester la première place avec ses 77 millions de touristes en 2010 (contre 59 pour les USA, deuxième), n’aurait pas les problèmes financiers qu’elle connait, si le tourisme était une baguette magique. Ces économistes occidentaux qui croient avoir trouvé leur plan miraculeux pour sortir de la crise, en prédisposant les infrastructures pour accueillir les nouveaux riches de Chine, Inde et Brésil, doivent se demander pourquoi l’endroit qui attire les touristes fortunés en France, la prestigieuse Côte d’Azur est paradoxalement la région (PACA) avec le plus fort taux de pauvreté de toute la France ? (source Insee). Aucun pays ne peut s’en sortir en s’éloignant des métiers de la production. Un touriste, fut-il le plus riche du monde, ne consommera jamais la nourriture de 5 personnes et s’il faut importer pour satisfaire à ses besoins, on revient au point de départ, sans compter les problèmes que cela comporte de se spécialiser sur les riches. L’Ile Maurice croyait éviter les problèmes du tourisme sexuels de la Thaïlande des pédophiles occidentaux, en misant sur un tourisme de luxe. 30 ans après, le pays s’est retrouvé la capitale africaine de la drogue, introduite dans les Yachts de luxe et les Jets privés qui ne sont soumis à aucun contrôle, pour ne pas froisser ces riches. Qu’à cela ne tienne, si la crise peut transformer le racisme institutionnel qui faisait que seules les populations de race blanche pouvaient entrer aux USA sans visas, l’engouement touristique du président américain serait un progrès pour l’humanité. Et l’allié de toujours, Taiwan serait le premier à en bénéficier. La vérité est que le nord du monde en crise n’attire plus grand monde, même plus les pauvres du sud.
CONCURRENCE INTELLECTUELLE
Selon un article publié par Christine Murris dans le Magazine français Valeurs Actuels du 19/01/2012, en France, sur 16.800 places offertes par les écoles d’ingénieurs en 2011, seuls 14.700 étudiants se sont inscrits. Pire sur les ingénieurs sortis en 2010, seuls 42% sont allés créer des richesses. Les autres ont été engloutis par l’industrie de la spéculation qu’est le secteur financier. Avant même leur sortie d’école note-t-elle, ils sont démarché par plusieurs entreprises d’assurance, de banques pour utiliser leurs capacités mathématiques pour leur faire gagner plus de fric, sans faire d’effort.
Au même moment, sur les 11 universités que compte la troisième ville chinoise de Tianjin, 9 sont des écoles pour former les ingénieurs. En Occident, le pouvoir politique est détenu par des personnes qui ont suivi une formation de droit ou de littérature. EN Chine, ce sont les ingénieurs qui ont le pouvoir politique. On comprend dès lors la différence d’engouement des jeunes chinois et occidentaux pour la formation en métiers de création de la richesse. Mais puisque les 2 parties sont en concurrence, comment s’étonner que toutes les mesures prises en occident contre la désertification industrielle sans toucher aux valeurs mêmes sur lesquelles toute la société s’est bâtie n’est que de la pure propagande qui ne convainc même pas celui qui la dit. La vraie concurrence des nations aujourd’hui est d’abord intellectuelle. Une nation s’en sortira ou non par sa capacité à former et mettre à la disposition de ses usines suffisamment des cerveaux pour penser, pour créer et ensuite seulement on pourra parler de compétition.
L’occident a depuis 2 siècles cru que l’intelligence était le fait de l’ADN d’une population caucasienne dite Blanche. Le défi que l’orient lui a lancé sur ce domaine est colossal et il n’arrive pas à relever le défi, c’est la concurrence des ingénieurs. Un ordinateur, un téléphone est vieux après 3 mois, c’est le défi lancé. Et ce ne seront pas les symboles qui pourront changer la donne.
COMMUNISTE DEDANS, CAPITALISTE DEHORS
Dans le rapport 2011-2012 du forum des 1600 entreprises Européennes en Chine il est écrit que la Chine est un pays communiste à l’intérieur et capitaliste à l’étranger. Ce rapport qui n’est pas tendre du tout dit que «il doit être particulièrement agréable pour la Chine de pratiquer le libéralisme économique le plus déchaîné à l’exportation tout en continuant à s’appuyer sur les fondamentaux du dirigisme à la soviétique sur le marché intérieur ». Ce rapport de 338 pages, signé par le Président de l’European Union Chamber of Commerce, Monsieur Davide Cucino et son secrétaire général Monsieur Dirk Moens, traduit la frustration de tous les entrepreneurs occidentaux qui ont couru en Chine dans l’espoir de conquérir le milliard de consommateurs Chinois et qui se trouvent à n’avoir pour seule issue louable que d’exporter de la Chine vers leurs pays d’origine.
Tout ceci nous interpelle sur la nécessité de revoir de fond en comble toutes les théories économiques des deux siècles précédents qui ne prennent jamais en considération la possibilité d’un pays de jouer sur deux registres en même temps, le communisme à l’intérieur et le capitalisme débridé à l’exportation. Sans cette réécriture, il n’y a pas de solution au problème de la compétitivité des entreprises occidentales. On pourra même réduire à zéro le coût du travail en Occident, cela ne changera pas de beaucoup la trajectoire de la course vers le mur dès lors que la problématique est viciée par une variable non maîtrisée : le rôle de l’état dans l’économie moderne.
QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?
Les privatisations forcées du Fond Monétaire International et de la Banque Mondiale sont des cathédrales d’erreurs monumentales à ne plus commettre. Céder par exemple au Cameroun l’entreprise publique d’électricité SONEL aux privés américains de AES a été une erreur stratégique de grande importance, non seulement parce que les délestages n’ont pas cessé, mais aussi parce que dans un pays qui veut décoller à partir de ses industries, le prix de l’énergie à commencer par l’électricité doit être conçu dans une politique globale des mesures pour assurer la compétitivité des entreprises, pour qu’elles soient mieux aguerries pour affronter la jungle du marché international, en position de force.
Les recettes que les Africains formés en occident ont appliquées comme du copier-coller en Afrique selon lesquelles il faut taxer tout ce qui bouge est une autre erreur stratégique qui mène droit dans le mur. L’urgence pour l’Afrique est de produire la richesse. Et l’état doit s’activer afin que cette production soit effective et à grande échelle et sa redistribution devienne plus aisée, pourvue qu’il y ait d’abord quelque chose à partager. L’Afrique doit exporter au maximum ses produits finis, pour constituer un capital de devises étrangères nécessaires au bien-être de sa population. Le prix stratégique de l’énergie (gaz, essence, électricité) est plus important que le bas coût de la main d’œuvre. Taxer les bouts de routes bitumées peut donner l’illusion d’alléger le poids financier de l’Etat en Afrique, mais cela fait juste partie des recettes erronées du système rentier de l’Occident, qui plombent la compétitivité africaine. Il se pose en Occident même le problème de la moralité même de leur système. Le 10 janvier 2012 c’est le PDG de Free, Monsieur Niel qui devenant le 4ème opérateur de la téléphonie mobile en France, en divisant les prix par 5, a mis à nu la mafia rentière d’un capitalisme protégé par l’état pour arnaquer sa propre population.
Les économistes africains doivent s’activer à écrire leurs théories économiques qui prennent en compte les spécificités africaines, les intérêts africains, au lieu d’être dans une attente permanente de recevoir la consécration d’un poste de subalterne dans telle ou telle autre Institution Occidentale. A mon avis, le courage et l’autonomie des économistes Africains de se distancer des formules élaborées par les bureaucrates de Washington, pour trouver leur propre voie, à partir de nouvelles variables purement africaines et revisitées dans un contexte du 21ème siècle ferait honneur à ces mêmes intellectuels car ils auront eu l’ambition historique d’être des précurseurs d’une nouvelle Afrique, d’une Afrique avec leurs signatures, plutôt que, comme ils croient par erreur, qu’ils n’ont de valeur que si sur leur curriculum, il y aura le nom d’une institution internationale qui sont pour la plupart au service de l’occident et donc, contre les intérêts même de l’Afrique. Ils doivent tous se poser la question : pourquoi après l’échec de l’Union Européenne d’empêcher les Chinois d’investir en Afrique, pourquoi après l’échec de l’administration américaine de freiner les investissements chinois en Afrique, ce sont désormais ces institutions où tous souhaitent aller travailler, qui ont pris le relai ? Comment expliquer que le Fond Monétaire International, plutôt que de se réjouir que grâce surtout à la Chine, l’Afrique soit finalement sortie de la misère, monte au créneau pour tout chambouler ? Au début du mois août 2011 à Nouakchott en Mauritanie, se tenait l'African Caucus, une réunion rassemblant les pays africains et leurs créditeurs, avec le directeur du FMI à la tête. Ce qu’on retiendra de cette rencontre, c’est l’énervement contre les 1000 milliards de dollars que la Chine a puisé de ses réserves en devises pour l’injecter dans l’économie africaine (pour comparer, le fameux plan Marshall était de 100 milliards de dollars, c’est-à-dire, 10 fois moins). On a vu des scènes ahurissantes des autorités burundaises, très contentes de la signature des contrats avec la Chine, mais plonger le lendemain dans l’angoisse des représailles du FMI. En RDC, c’est par décret du 21/12/2010 que Monsieur Obama a exclu la République Démocratique du Congo de la liste des pays africains pouvant bénéficier du projet AGOA, et exporter aux USA sans droit de douane, à cause des nombreux investissements chinois dans le pays, même si les motivations officielles parlaient du recul de la démocratie. Paradoxe : pour profiter pleinement des avantages de l’Agoa, et exporter les produits finis vers les Usa, le Congo avait bien besoin que quelqu’un investisse au préalable pour créer les usines de transformation. Et comment lui reprocher d’accepter l’argent chinois ? Qui faut-il le rappeler n’a aucune odeur lorsqu’il fiancer les fonctionnaires USA qui prennent ces décisions, y compris son président, mais pue dès lors qu’il s’agit de l’Afrique.
Les municipalités africaines doivent rivaliser d’ingéniosité pour créer de la richesse et donc créer des postes d’emplois à leurs administrés. 90% des bibles utilisées par les nombreuses confréries religieuses aux USA sont imprimées en Chine. Et la plupart de ces imprimeries appartiennent à des mairies qui en tirent des revenus pour bitumer de nouvelles routes, et pour créer de nouveaux emplois dans la commune. En Afrique ce sont des municipalités capables de créer des ressources qui pourront garantir l’émergence d’un état fort en mesure de résister et freiner les élans individualistes et égoïstes des privés. Sans cela, il n’est pas exclu que le continent se libère du joug de l’occident pour se retrouver avec un joug interne d’une poignée de clans qui installent ensuite et allègrement une économie rentière, exactement le modèle qui est en train de mener l’occident droit dans le mur.
20/01/2012
(*) Jean-Paul Pougala est citoyen Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques de Genève en Suisse.
Saturday, September 10, 2011
Quand l'Afrique se soustrait à la marche du monde : de nouveaux esclaves?!!
Il arrive dans la vie qu'une conversation banale nous secoue pendant des heures voire des jours. J'attendais tranquillement un ami au terminus d'autobus de Montréal quand un monsieur d'un certain âge a pris place à mes côtés avant d'engager l'une des conversations les plus enrichissantes de ma vie.
Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du «colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats :
« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien.
Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro.
Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des Task Force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré.
Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire !
Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique.
Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens.. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol.... Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une recolonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.
Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde.
Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.
Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ».
C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol. Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation.
Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.
J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force.
Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent.
Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt ».
Ousmane Sow (journaliste, Montréal)
Professeur d'études stratégiques dans un institut international, l'homme connaît le continent africain comme le fond de sa poche. Son analyse, son point de vue sur notre avenir, donne froid dans le dos. Et s'il vous plaît, ne sortez pas la rancune du «colon nostalgique ». Lisez avec la tête et la raison ce qu'il dit. Je vous rapporte fidèlement ses constats :
« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j'enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j'ai eu affaire à des dizaines d'officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l'analyse et de l'anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien.
Tout simplement, parce qu'à ma connaissance, dans toute l'Afrique francophone, il n'y a pas un seul centre d'études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n'ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l'énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l'Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro.
Commençons par l'énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d'ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C'est conscients de cette réalité que des pays comme les USA, la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des Task Force chargés d'étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s'assurer que quoi qu'il advienne, leur approvisionnement sera assuré.
Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu'un retour à la préhistoire !
Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n'est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l'on retrouve d'autres gisements. Pour l'Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d'arme. C'est pathétique.
Ensuite, la défense stratégique. L'état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n'importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu'il s'agit plus d'armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l'Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n'y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens.. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n'a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d'aéronefs suspects dans son espace aérien sans l'aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd'hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d'une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol.... Rien qu'en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d'application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l'Occident passe par une recolonisation de l'Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s'accrochent à ces chimères. Je pense qu'il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu'au jour où le ciel lui tombera sur la tête.
Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d'excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu'ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l'inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept a un but : garder les pays pauvres comme sources d'approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde.
Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisque l'Afrique n'a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d'indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l'indépendance signifie d'abord un certain degré d'autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l'étranger, vous comprendrez qu'un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir.
Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ».
C'est la réponse typique de la naïveté emprunte d'angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l'expression d'un ras-le-bol. Elles sont savamment planifiées parce qu'elles ont un but. Israël piaffe d'impatience d'en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l'envahir et y faire ce qu'elle veut. J'ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation.
Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien.
J'espère vraiment qu'un jour, les Africains auront conscience de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l'Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force.
Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l'Union africaine ou la CEDEAO décide de créer un Institut africain d'études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l'enjeu est autre, il s'agit de développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l'Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l'apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent.
Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d'en faire d'abord pour votre propre « intérêt ».
Ousmane Sow (journaliste, Montréal)
DEFAITE DE L’OCCIDENT EN LIBYE ET SON DECLIN IDEOLOGIQUE
Pourquoi l’Europe s’acharne en Libye ? by starninja
De Jean-Paul Pougala
Jean-Paul Pougala est un écrivain Camerounais, Il enseigne géopolitique à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.
Lorsque le 19/03/2011 la France a largué sur Tripoli ses premières bombes, plusieurs éléments concordants étaient réunis pour affirmer qu’il s’agissait d’un vrai suicide politique de l’Occident.
Tout d’abord parce que le mensonge derrière le prétexte de déclarer la guerre contre la Libye était gros comme un éléphant. Ensuite parce que l’Occident n’a pas les moyens financiers pour déclarer la guerre à la planète et le pire est que ses dirigeants l’ignorent encore. On passe ainsi très facilement de l’usure de la crédibilité de l’Occident au ridicule devant les nouveaux pays émergents qui ont déjà pris le flambeau du relai de la leadership mondiale.
Lorsqu’on accumule les mensonges à Paris, à Londres et à Washington sur la guerre en Libye, se demande-t-on un seul instant quel est l’impact dévastateur de ces contrevérités sur le plan de l’image et de la crédibilité de l’Occident à Moscou, à Pékin ou à Brasilia ?
Lorsque le 28/07/2011, plus de 4 mois après le "hold-up" manqué sur la Libye, Paris et Londres répètent une opération déjà expérimentée dans la crise ivoirienne de récupérer les Ambassades de Libye pour les faire occuper par des prétendus "Représentants de la Rébellion Libyenne", n’est-ce pas là, la preuve même du désarrois d’une classe politique sans cap ?
Une navigation à vue de toute une génération de leaders politiques sans idéal et sans idée novatrice, plus occupée à multiplier les manœuvres de diversion pour cacher son incapacité profonde à anticiper et apporter des éléments de réponse à l’angoisse et la détresse de toute une population qui ne sait plus à quelle sauce elle sera mangée en ce 21ème siècle avec des leaders politiques inadaptés et pratiquant des recettes dépassées, de Varsovie à Washington en passant par Londres, Rome et Paris.
L’occupation de l’Ambassade de Libye à Paris et à Londres est un acte déraisonné de violence diplomatique qui met à nu l’affolement soudain de ceux qui portent la responsabilité de cette guerre inutile et nous amène à nous poser une question qu’en ce moment on se pose certainement à Paris et à Londres : y a-t-il un moyen de perdre une guerre sans perdre la face ? La réponse est NON.
Le Dr Moussa Ibrahim, porte parole du gouvernement Libyen a une constance dans ses conférences de presses. Et sur ce point on peut lui donner raison qu’en Libye l’Occident fait la guerre selon le calendrier, selon le tempo, d’après le cahier de charges des autorités libyennes et non l’inverse. Le Dr. Moussa a toujours dit depuis sa première conférence du mois de Mars 2011 que la guerre était faite pour durer, parce que la Libye s’attendait un jour ou l’autre à être envahie et donc, avait organisé le système de défense du pays, non pas sur une armée de type classique, mais clanique.
Et le moins que l’on puisse dire est que de tous les acteurs en présence dans la fameuse caverne de Platon, c’est l’Occident qui, entrée en guerre sans préparation sur la base des informations erronées a multiplié les égarements comme les massacres des enfants Libyens, en pêchant dans les eaux territoriales libyennes en pleine guerre, en piratant un bateau pétrolier libyen le 4/08/2011 en haute mer et reconduit au port de Benghazi, exactement comme les pirates Somaliens ; l’Occident est ce prisonnier resté dans la caverne, qui n’a jamais vu le jour et prête à sa propre ombre projetée sur le mur grâce à la lumière d’un monde plus global, une réalité que ces ombres n’ont pas.
Et ceci n’arrive que lorsqu’à faire la politique dans un pays ou un continent, il n’y a plus de savant au vrai sens Platonicien du terme. Les Libyens au contraire, même sous les pluies de bombes de l’Occident ont réussi leur ascension dialectique pour se hisser hors de la même caverne, souffrant au passage de l’éblouissement du soleil qu’ils on eu le courage de regarder en face pour sortir de ces ténèbres.
Et les résultats ne se sont pas fait attendre : pendant que dans le camp d’en face c’est le sauve qui peut à Benghazi, avec à ce 6 août 2011 la majorité des membres du CNT qui ont fui Benghazi vers la Turquie, après avoir massacré 120 civils qui voulaient juste se dissocier d’eux pour retourner avec Kadhafi, dans l’autre camp à Tripoli au contraire, on a vu par exemple 10.000 volontaires rejoindre le rang de l’armée Libyenne en 3 jours, après que l’Occident avait annoncé l’imminence de la prise de Tripoli par les rebelles, de l’intox, bien entendu, mais qui a été un boomerang et au lieu des désertions attendues des militaires, ce sont des civils qui se sont offerts à l’armée, comme instinct de résistance des peuples face à l’agression externe.
Vues les expériences afghanes et irakiennes et vu le contenu de la résolution 1973 de l’ONU qui interdisait l’occupation du sol et compte tenu de la situation tribale libyenne, comment l’Occident a-t-il pensé de s’en sortir sans se ridiculiser aux yeux de la planète Terre en annonçant au monde que le succès ou l’échec pour eux de cette guerre se résumait en la mort ou la vie du Guide Libyen ?
Comme sur un jeu vidéo, un chasseur quitte l’Europe, parcourt 1.000 km pour aller larguer une bombe qui coûte 300.000 € sur une cible où des indicateurs américains croient avoir vu la silhouette qui ressemblerait à celle du Guide Libyen.
Raté ! c’était un hôpital pour enfants.
Et le pire dans tout cela et qui nous prouve que l’avion Occident (pris dans un tourbillon de crise financière aiguë sans véritable voie de sortie), n’a aucun pilote à bord, est cette unanimité du soutien de la classe médiatico-politique européenne de l’extrême-droite à l’extrême-gauche pour une guerre où même les enfants de maternelle sont capables de prédire qu’ils n’ont aucune chance de remporter, parce que l’homme dont on veut la mort est aimé et porté par tout son peuple.
Si la démocratie avait un sens, ce n’est pas à Kadhafi et au peuple libyen que l’Occident aurait dû s’en prendre. Comme sur un jeu vidéo, un chasseur quitte l’Europe, parcourt 1.000 km pour aller larguer une bombe qui coûte 300.000 € sur une cible où des indicateurs américains croient avoir vu la silhouette qui ressemblerait à celle du Guide Libyen.
Raté ! c’était un hôpital pour enfants. Et cette petite partie de jeu-vidéo vient de coûter la vie à 38 enfants Libyens. Le pilote peut retourner à sa base, fier d’avoir accompli sa mission. Bravo ! Bravo pour le parlement français qui à l’unanimité a applaudi cette forme de barbarie car lorsqu’il s’agit du gâteau Afrique, en France comme en Grande Bretagne, il n’existe plus de droite ou de gauche, il n’existe ni UMP, ni PS, il existe l’APU, l’Association des Prédateurs Unifiés ; sauf qu’au 21ème siècle, on a oublié de les réveiller de leur long sommeil colonial pour leur expliquer que le monde a changé et que la jeunesse africaine très politisée et immunisée contre le sommeil dogmatique de la religion, ne se fera pas avoir comme leurs parents.
Dans le double attentat d’ Oslo et Utoya en Norvège, avec la mort de 70 adolescents innocents qui militaient juste pour un monde meilleur, un monde de compréhension et respect mutuel, l’Euro-député Italien Mario Borghezio vient d’exprimer sa solidarité pour le tueur Anders Breivik sans que cela suscite la moindre indignation au sein de l’Union Européenne. Une union très active pour désigner les méchants africains dès lors qu’ils démontrent le refus de la soumission de leurs pays.
Aujourd’hui, un Euro-député peut se réjouir de la mort de dizaines d’enfants Européens (Norvégiens) sans que cela émeuve l’Union Européenne qui officiellement tient tellement à cœur le sort des citoyens Libyens. Pour comprendre le degré de l’évolution du déclin de l’Occident, pour comparaison, en l’an 2.000, Vienne avait subi des sanctions diplomatiques, comme protestations européennes contre l’alliance entre les conservateurs Autrichiens de Wolfgang Schüssel et le FPO, parti d’extrême droite alors dirigé par le sulfureux Jörg Haider.
En 2000, sur les 15 pays de l’Union européenne d’alors, 13 étaient gouvernés par les partis de gauches. Aujourd’hui, les 27 pays sont dirigés presque tous par des partis de droite et extrême-droite qui ont fait de la haine des Non-Blancs, le point central de leur programme politique et donc, le thème principal même de leurs campagnes électorales.
Avec au final qu’aujourd’hui, l’Union européenne est la personnalisation des idées d’ Anders Breivik, c’est-à-dire de la haine vers ceux qui ne sont pas Blancs, tous ceux qui ne sont pas d’origine Européenne. Le dédain et le mépris avec lequel ils se sont comportés en Côte d’Ivoire hier en humiliant un président démocratiquement élu pour le remplacer par un homme retenu docile et en Libye aujourd’hui en décrétant qu’un Président doit quitter son pays avec toute sa famille, nous démontrent combien ils nous détestent, nous Africains.
Pourquoi n’ont-ils pas la même hargne contre la Syrie, contre le Myanmar où une candidate qui a gagné des élections, a été emprisonnée, où des moines ont été assassinés sans que le TPI s’en émeuve outre mesure. Comme ils nous détestent ! L’Europe toute entière est entrée en crise pour la venue de quelques centaines de réfugiés Tunisiens sur leur sol alors que la même Tunisie accueillait en silence 1 million de réfugiés venus de Libye à cause de la guerre créée par ces mêmes Européens contre la Libye.
Encore plus surprenant dans tout cela : Comment expliquer que des leaders politiques Européens que j’appelle SUPER-MENTEURS décident impunément de venir nous bombarder, de faire des rencontres hors d’Afrique pour décider de notre avenir, pour décider de notre destin sans qu’il y ait une vague de protestation de la part des chefs d’États Africains qui eux-mêmes ne comprennent toujours pas qu’ils n’ont plus à avoir peur, parce que l’occident fou furieux n’a plus les moyens de mener la moindre pression sur qui que ce soit en Afrique. Parce que l’emprise coloniale de l’Occident sur l’Afrique, c’est fini.
Comme l’avait prédit Adam Smith, lorsque pendant trop longtemps on a été habitué aux avantages non dus, on se crée une normalité qui n’est au fait qu’artificielle. Et le jour où ceux qui par ignorance et naïveté renonçaient à leurs droits et à leurs avantages pour permettre cette situation artificielle vont sortir de leur ignorance, ce sera dur, très dur pour ces pays qui avaient construit leur normalité sur la misère des autres. Et ce ne sera pas la guerre contre la Libye qui changera la rapidité de ce déclin, de cette douce descente vers l’enfer économique.
Pourquoi l’Europe s’acharne en Libye ? par starninja
OU VA LE MONDE ?
Les maîtres à penser, de la renaissance européenne à Sartre, ont disparu mais n’ont pas été remplacés. Aujourd’hui, les philosophes Européens ne sont plus des maîtres à penser, mais des maîtres à plagier, à la Botul.
La pensée devant servir à gouverner le monde multipolaire du troisième millénaire est peut-être à réinventer. Mais comment y parvenir lorsque la métastase de l’argent a envahi et pollué tout l’occident ? Si l’occident qui a mis 3 siècles pour inventer et développer l’humanisme y a échoué, pourquoi la Chine ou le Brésil pourraient-il faire mieux ? L’avenir nous le dira.
Mais ce que je constate et qui me rassure, c’est qu’en Chine la philosophie a encore un sens, là-bas, ce ne sont pas les politiciens au service des Multinationales comme en Occident, mais les Multinationales au service de l’Etat.
Les leaders semblent avoir un minimum d’éthique en politique ; c’est le Confucianisme qui y est appliqué dans la conception même de la politique à la place des bombes de l’OTAN pour soutirer quelques gouttes de pétrole en Afrique. Les autorités chinoises sont fières d’annoncer que leur politique étrangère suit les principes d’un disciple de Confucius, du nom de Mo Tseu, celui même qui a créé le concept de l’Amour Universel. Mo Tseu qui est né en 479 et mort en 381 avant l’ère chrétienne, soutient que lorsqu’on aime trop sa famille, on est porté à commettre des cambriolages contre ses voisins et lorsqu’on aime trop son pays et rien que son pays, on est porté à déclarer la guerre d’une main légère aux autres pays. Mo Tseu soutenait il y a 23 siècles que ceux qui veulent régler les problèmes humains avec la guerre sont des fous dont il faut se méfier sérieusement si on ne veut pas courir vers une véritable catastrophe de l’humanité entière.
La crise de l’occident se traduit donc par le manque de penseurs, manque de savants, manque de guides, manque d’intellectuels engagés. L’argent roi a tout ravagé sur son passage. Les Occidentaux sont devenus ce que la philosophe Jacqueline Russ a désigné avec le terme de « Nomades Culturels », car ils ne savent plus où ils vont, encore moins où ils vont dormir demain.
C’est une navigation à vue sur tous les sujets. Les décisions lourdes sont de type épidermique comme l’entrée en guerre en Libye. Dans le siècle des Lumières ce sont les philosophes Européens qui dénonçaient leurs gouvernants de banditisme d’état.
Aujourd’hui, ce sont les philosophes Français, Italiens, Britanniques qui incitent à entrer en guerre en Lybie parce qu’il y a un gain matériel à y soutirer. Ces philosophes et humanistes occidentaux sont si exigeants pour le respect des droits des humains en Libye mais ils sont complètement amnésiques sur la situation en Syrie, au Yémen, en Birmanie, en Corée du Nord, parce qu’il n’y a rien à y retirer.
Aujourd’hui, c’est la gauche politique européenne prétendument progressiste qui incite à utiliser les armes pour aller plier la volonté de résistance des plus faibles du monde pour leur imposer la pensée unique du servilisme international en vigueur.
Comment auraient réagi les intellectuels européens, les "vrais savants" il y a 150 ans face à l’agression en cours contre le peuple Libyen ?
La réponse nous vient de la très belle lettre que Victor Hugo écrit en 1861 pour dénoncer l’autre agression faite par les mêmes, la France et la Grande Bretagne contre la Chine et plus exactement dans le pillage du célèbre Palais d’été de Pékin.
Hugo écrit au capitaine de Napoléon responsable de cette expédition, le Capitaine Butler pour se dissocier de ce prétendu trophée de la victoire de la France de Napoléon sur la Chine sans défense. Il écrit :
Hauteville House, 25 novembre 1861
(…) Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations.
Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle.
On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.
Cette merveille a disparu.
Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié.
La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon.
Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine.
L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.
Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.
Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.
L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.
J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.
En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.
Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.
Victor Hugo »
L’expérience dramatique de l’échec de l’Occident dans la guerre du Biafra doit lui enseigner de savoir perdre une guerre pour ne pas faire des victimes inutiles. Tuer les fils et petits-fils de Kadhafi jusqu’à exterminer toute la famille ne fera pas perdre la face à des politiciens occidentaux incompétents et sans vision pour l’avenir qui ont démarré une sale guerre qui ne devait pas l’être. Et la complicité et le silence des intellectuels Européens devant les atrocités de leurs dirigeants politiques en Côte d’Ivoire hier et en Libye aujourd’hui doit alerter sur ce qu’est devenue l’Europe aux yeux du monde.
Vu sur http://www.pougala.org/
L'otan sauve L'euro en libye
L’OTAN sauve l’euro en Libye.
Écrit par NTS (Admin) Taille des caractères Imprimer E-mail 2 commentaires
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Dans les média il y a eu, ces derniers mois, une énorme quantité de non-sens sur la guerre « humanitaire » soi-disant nécessaire, mais qui était en réalité une guerre scandaleuse de l'OTAN contre la Libye, et qui aurait fait quelque 50.000 morts. Voici les faits qui prouvent que les vraies raisons pour expulser Gaddafi n'ont rien à faire avec sa « répression sanglante » (qui n'existait pas), mais ont tout à faire avec le sauvetage de banques Françaises, qui sont en grande difficulté et par là aussi avec le sauvetage de la monnaie unique Européenne, l'euro. Lisez comment - une fois de plus - vous avez été horriblement bernés par la politique et la presse.
Un des rebelles Libyens prend une photo de soldats morts. Environ 50.000 Libyens payaient de leur vie
pour le sauvetage - provisoire - des banques Françaises et l'euro.
Il est un fait, qu'il n'y a pas d'intervention militaire prévue contre des pays comme le Bahreïn, l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis pour destituer les dictateurs qui règnent là-bas. Au contraire : des pays Européens comme l'Allemagne supportent ces pays avec des connaissances professionnelles et des armes. Pourquoi alors une intervention en Libye ?
Au mois d'octobre 2010 Nuri Mesmari, le chef du secrétariat de Gaddafi, a été interrogé à Paris par les services secrets Français. Entre autres dans la presse Asiatique, il a été rapporté, que Mesmari aurait trahi des secrets d'état contre un payement important. Pour le président Sarkozy ce fût une claque à la figure, surtout comme Gaddafi aurait l'intention de retirer tous ces avoirs relatés aux ventes de pétrole Libyen. Ces avoirs se trouvaient en particulier dans des banques Françaises et devaient être transférés vers des banques Asiatiques.
Crainte pour l'écroulement de banques Françaises
Sarkozy craignait que cette action puisse avoir des conséquences sérieuses pour les banques Françaises, qui avaient déjà de gros problèmes financiers et qui ne survivraient pas au retrait des milliards du pétrole Libyen. Si ces banques s'effondraient la France ne pourrait plus participer au fonds de secours Européen, qui tomberait à son tour. Il y aurait une réaction en chaîne qui menacerait la continuité de l'euro et de toute la zone euro.
Ce qui jouait un rôle également est le fait que Gaddafi avait annoncé qu'il n'achèterait plus d'avions de combat Rafale et qu'il ne commanderait en aucun cas la construction d'une centrale nucléaire Libyenne à un consortium Français. La compagnie pétrolière Française Total voulait obtenir de nouveaux contrats pour la production de pétrole en Libye, mais Gaddafi les offrait à la compagnie Italienne ENI (Gaddafi et le premier Italien Berlusconi sont de bons amis.)
Le reste s'est déroulé à peu près comme le coup d'état en Iran en 1953. À l'époque c'était la Central Intelligence Agency (CIA) des États Unis qui le provoquait, cette fois-ci c'était les Français qui faisaient la même chose en Libye. Dans le journal renommé Asia Times tous les développements étaient décrits avec précision. D'abord la France s'assurait le support de l'Arabie Saoudite et de Bahrein avec la promesse de les laisser en paix désormais au sujet de leurs violations des droits de l'homme. Ces pays, à leur tour ont pris soin d'obtenir le support de la Ligue Arabe. Les États-Unis et des pays Européens - dont les Pays-Bas - participaient "bien entendu" pour prévenir l'effondrement des banques Françaises.
La révolte des rebelles organisée par la France
Le philosophe et chéri des média Français, Bernard Henri-Lévy était transporté par avion à Benghazi pour devenir le haut-parleur du "mouvement rebelle" qui avait été bâclé par des services secrets Occidentaux. En présence des média battus en rappel Henri-Lévy téléphonait depuis Benghazi avec Sarkozy et annonçait le début du mouvement démocratique Libyen, qui destituerait Gaddafi. Ensuite les milliards Libyens (7,6 milliards du gouvernement et à côté de ça encore les milliards privés de Gaddafi) étaient gelés et les banques Française étaient - provisoirement - sauvées.
Tout le cirque donnait une impression crédible à la population Occidentale. En Libye la rivalité existante entre les différentes tribus étaient exploitées pour faire annoncer pas à pas par les média des conquêtes fictives de territoires par les rebelles. La phase suivante était planifiée à l'avance aussi : le support de ces rebelles par l’OTAN. Les nouvelles, que la CIA aurait transporté par avion 1500 combattants d'Afghanistan vers la Libye pour aider les rebelles, venaient des cercles gouvernementaux Pakistanais, dont la relation avec la CIA s'était refroidie jusqu'en dessous du niveau de gel. Depuis la soi-disant élimination d'Osama bin Laden le Pakistan, par colère, a commencé à répandre des fausses rumeurs sur la CIA. Une de ces rumeurs était le transport de plusieurs centaines de Perses et Uzbeks vers la Libye. Les innombrables journalistes en Libye, qui ont accompagnés les rebelles sans cesse, n'y ont pas rencontré un seul Perse ou Uzbek.
Contrat de pétrole en échange du support pour la rébellion
Retour en France. Ici les milliards du pétrole Libyen resteront pour la plus grande partie entre les mains des banques Françaises. Il y en a probablement pour € 10 milliards et la France ne veut en libérer au maximum € 1,5 milliards pour le nouveau gouvernement Libyen. D'ailleurs, les banques dans d'autres pays Européens, où des milliards de pétrole sont parqués, peuvent être soulagées aussi. C'est même plus fort. En échange de ces milliards on peut vendre beaucoup de marchandises à la Libye. Le nouveau gouvernement se doit de montrer sa reconnaissance pour la "libération" de leur pays. Aujourd'hui (le 1er septembre 2011) les média rapportent que la France a, en effet, conclu un contrat de pétrole secret avec les rebelles en échange du support Français à la révolte contre Gaddafi.
Bientôt il paraîtra si la Libye se décide quand même pour l'achat des avions de combat rafale, pour adjuger la construction d'une centrale nucléaire au Français et pour une concession de pétrole à l'entreprise Total. Les services secrets devront voir également comment trouver un autre travail pour leurs diverses personnes de contact. La prostituée Hollandaise de Gaddafi a déjà été interrogée par l'AIVD, le Service de Renseignements et de Sûreté Néerlandais. Elle livrait les prostituées nécessaires au régime et pourrait en faire autant pour les nouveaux mandataires.
La France partage le butin de guerre
Maintenant vous savez donc comment le mouvement rebelle "démocratique" Libyen a vu le jour et qui est derrière. Quelque 50.000 personnes ont payé de leur vie pour retarder au moins pour quelque temps l'effondrement des banques Françaises et avec ça celui de l'euro. Aujourd'hui (1 sept '11) une conférence pour la "reconstruction" a lieu à Paris, où plus de € 34 milliards, que la Libye possède dans des banques Occidentales, seront partagés. Sarkozy s'est déjà manifesté comme le grand homme de la reconstruction de la Libye. Autrement dit : il veut garder la plus grande partie du butin en France, grâce à des contrats de milliards d'euros avec les nouveaux hommes au pouvoir en Libye.
Samedi dernier (27 août 2011) nous avons rapporté que c'est des brigades liées à Al Qaeda qui sont devenues les maîtres à Tripoli. Hier (31 août 2011) le président des États-Unis, Obama, l'a confirmé. Bref, ceux contre qui l'Ouest se bat depuis des années dans des pays comme l'Afghanistan et l'Irak, Al Qaeda, sont les mêmes extrémistes Musulmans qui sont mis à cheval par l'OTAN en Libye. C'est une fois de plus une preuve que les soi-disant principes Occidentaux ne valent rien du tout, dès qu'il y a (beaucoup) d'argent en jeu. Aussi, les vraies prostituées se trouvent dans l'élite financière et politique au pouvoir.
Le Moyen Orient à feu et à sang ?
Entre-temps le grand jeu (final) continue. Sarkozy a déclaré publiquement que la République Islamique d'Iran pourrait être la prochaine cible militaire. Des préparatifs Turques-Saoudiens sont également en cours pour une intervention militaire en Syrie. Voyons comment les média présenteront la prochaine grande guerre, qui pourrait mettre tout le Moyen Orient et peut-être même des pays en dehors à feu et à sang. Certainement ils le présenteront comme une "grande surprise", exactement comme ils l'ont fait pour cette révolution Libyenne planifiée par la France.
Source : Xander Meyer
Écrit par NTS (Admin) Taille des caractères Imprimer E-mail 2 commentaires
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Dans les média il y a eu, ces derniers mois, une énorme quantité de non-sens sur la guerre « humanitaire » soi-disant nécessaire, mais qui était en réalité une guerre scandaleuse de l'OTAN contre la Libye, et qui aurait fait quelque 50.000 morts. Voici les faits qui prouvent que les vraies raisons pour expulser Gaddafi n'ont rien à faire avec sa « répression sanglante » (qui n'existait pas), mais ont tout à faire avec le sauvetage de banques Françaises, qui sont en grande difficulté et par là aussi avec le sauvetage de la monnaie unique Européenne, l'euro. Lisez comment - une fois de plus - vous avez été horriblement bernés par la politique et la presse.
Un des rebelles Libyens prend une photo de soldats morts. Environ 50.000 Libyens payaient de leur vie
pour le sauvetage - provisoire - des banques Françaises et l'euro.
Il est un fait, qu'il n'y a pas d'intervention militaire prévue contre des pays comme le Bahreïn, l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis pour destituer les dictateurs qui règnent là-bas. Au contraire : des pays Européens comme l'Allemagne supportent ces pays avec des connaissances professionnelles et des armes. Pourquoi alors une intervention en Libye ?
Au mois d'octobre 2010 Nuri Mesmari, le chef du secrétariat de Gaddafi, a été interrogé à Paris par les services secrets Français. Entre autres dans la presse Asiatique, il a été rapporté, que Mesmari aurait trahi des secrets d'état contre un payement important. Pour le président Sarkozy ce fût une claque à la figure, surtout comme Gaddafi aurait l'intention de retirer tous ces avoirs relatés aux ventes de pétrole Libyen. Ces avoirs se trouvaient en particulier dans des banques Françaises et devaient être transférés vers des banques Asiatiques.
Crainte pour l'écroulement de banques Françaises
Sarkozy craignait que cette action puisse avoir des conséquences sérieuses pour les banques Françaises, qui avaient déjà de gros problèmes financiers et qui ne survivraient pas au retrait des milliards du pétrole Libyen. Si ces banques s'effondraient la France ne pourrait plus participer au fonds de secours Européen, qui tomberait à son tour. Il y aurait une réaction en chaîne qui menacerait la continuité de l'euro et de toute la zone euro.
Ce qui jouait un rôle également est le fait que Gaddafi avait annoncé qu'il n'achèterait plus d'avions de combat Rafale et qu'il ne commanderait en aucun cas la construction d'une centrale nucléaire Libyenne à un consortium Français. La compagnie pétrolière Française Total voulait obtenir de nouveaux contrats pour la production de pétrole en Libye, mais Gaddafi les offrait à la compagnie Italienne ENI (Gaddafi et le premier Italien Berlusconi sont de bons amis.)
Le reste s'est déroulé à peu près comme le coup d'état en Iran en 1953. À l'époque c'était la Central Intelligence Agency (CIA) des États Unis qui le provoquait, cette fois-ci c'était les Français qui faisaient la même chose en Libye. Dans le journal renommé Asia Times tous les développements étaient décrits avec précision. D'abord la France s'assurait le support de l'Arabie Saoudite et de Bahrein avec la promesse de les laisser en paix désormais au sujet de leurs violations des droits de l'homme. Ces pays, à leur tour ont pris soin d'obtenir le support de la Ligue Arabe. Les États-Unis et des pays Européens - dont les Pays-Bas - participaient "bien entendu" pour prévenir l'effondrement des banques Françaises.
La révolte des rebelles organisée par la France
Le philosophe et chéri des média Français, Bernard Henri-Lévy était transporté par avion à Benghazi pour devenir le haut-parleur du "mouvement rebelle" qui avait été bâclé par des services secrets Occidentaux. En présence des média battus en rappel Henri-Lévy téléphonait depuis Benghazi avec Sarkozy et annonçait le début du mouvement démocratique Libyen, qui destituerait Gaddafi. Ensuite les milliards Libyens (7,6 milliards du gouvernement et à côté de ça encore les milliards privés de Gaddafi) étaient gelés et les banques Française étaient - provisoirement - sauvées.
Tout le cirque donnait une impression crédible à la population Occidentale. En Libye la rivalité existante entre les différentes tribus étaient exploitées pour faire annoncer pas à pas par les média des conquêtes fictives de territoires par les rebelles. La phase suivante était planifiée à l'avance aussi : le support de ces rebelles par l’OTAN. Les nouvelles, que la CIA aurait transporté par avion 1500 combattants d'Afghanistan vers la Libye pour aider les rebelles, venaient des cercles gouvernementaux Pakistanais, dont la relation avec la CIA s'était refroidie jusqu'en dessous du niveau de gel. Depuis la soi-disant élimination d'Osama bin Laden le Pakistan, par colère, a commencé à répandre des fausses rumeurs sur la CIA. Une de ces rumeurs était le transport de plusieurs centaines de Perses et Uzbeks vers la Libye. Les innombrables journalistes en Libye, qui ont accompagnés les rebelles sans cesse, n'y ont pas rencontré un seul Perse ou Uzbek.
Contrat de pétrole en échange du support pour la rébellion
Retour en France. Ici les milliards du pétrole Libyen resteront pour la plus grande partie entre les mains des banques Françaises. Il y en a probablement pour € 10 milliards et la France ne veut en libérer au maximum € 1,5 milliards pour le nouveau gouvernement Libyen. D'ailleurs, les banques dans d'autres pays Européens, où des milliards de pétrole sont parqués, peuvent être soulagées aussi. C'est même plus fort. En échange de ces milliards on peut vendre beaucoup de marchandises à la Libye. Le nouveau gouvernement se doit de montrer sa reconnaissance pour la "libération" de leur pays. Aujourd'hui (le 1er septembre 2011) les média rapportent que la France a, en effet, conclu un contrat de pétrole secret avec les rebelles en échange du support Français à la révolte contre Gaddafi.
Bientôt il paraîtra si la Libye se décide quand même pour l'achat des avions de combat rafale, pour adjuger la construction d'une centrale nucléaire au Français et pour une concession de pétrole à l'entreprise Total. Les services secrets devront voir également comment trouver un autre travail pour leurs diverses personnes de contact. La prostituée Hollandaise de Gaddafi a déjà été interrogée par l'AIVD, le Service de Renseignements et de Sûreté Néerlandais. Elle livrait les prostituées nécessaires au régime et pourrait en faire autant pour les nouveaux mandataires.
La France partage le butin de guerre
Maintenant vous savez donc comment le mouvement rebelle "démocratique" Libyen a vu le jour et qui est derrière. Quelque 50.000 personnes ont payé de leur vie pour retarder au moins pour quelque temps l'effondrement des banques Françaises et avec ça celui de l'euro. Aujourd'hui (1 sept '11) une conférence pour la "reconstruction" a lieu à Paris, où plus de € 34 milliards, que la Libye possède dans des banques Occidentales, seront partagés. Sarkozy s'est déjà manifesté comme le grand homme de la reconstruction de la Libye. Autrement dit : il veut garder la plus grande partie du butin en France, grâce à des contrats de milliards d'euros avec les nouveaux hommes au pouvoir en Libye.
Samedi dernier (27 août 2011) nous avons rapporté que c'est des brigades liées à Al Qaeda qui sont devenues les maîtres à Tripoli. Hier (31 août 2011) le président des États-Unis, Obama, l'a confirmé. Bref, ceux contre qui l'Ouest se bat depuis des années dans des pays comme l'Afghanistan et l'Irak, Al Qaeda, sont les mêmes extrémistes Musulmans qui sont mis à cheval par l'OTAN en Libye. C'est une fois de plus une preuve que les soi-disant principes Occidentaux ne valent rien du tout, dès qu'il y a (beaucoup) d'argent en jeu. Aussi, les vraies prostituées se trouvent dans l'élite financière et politique au pouvoir.
Le Moyen Orient à feu et à sang ?
Entre-temps le grand jeu (final) continue. Sarkozy a déclaré publiquement que la République Islamique d'Iran pourrait être la prochaine cible militaire. Des préparatifs Turques-Saoudiens sont également en cours pour une intervention militaire en Syrie. Voyons comment les média présenteront la prochaine grande guerre, qui pourrait mettre tout le Moyen Orient et peut-être même des pays en dehors à feu et à sang. Certainement ils le présenteront comme une "grande surprise", exactement comme ils l'ont fait pour cette révolution Libyenne planifiée par la France.
Source : Xander Meyer
Tuesday, August 23, 2011
SANS DE DROIT DE VETO, L’AFRIQUE DOIT IMMÉDIATEMENT QUITTER L’ONU
L’Organisation des Nations Unies est censée être un « juge de paix » mais en pratique... En réalité, un juge doit être indépendant, afin de garantir une justice équitable aux citoyens. Le droit de veto qui profite à cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité en fait des supers membres car il les place arbitrairement au-dessus des autres accompagnateurs, s’il est vrai que cette règle a profité aux vainqueurs de la seconde guerre mondiale pour laquelle l’Afrique a payé un lourd tribut alors qu’elle n’en était qu’un simple pion, il est temps pour elle de réclamer ses droits à haute voix ou s’effacer de cette mascarade qui fait d’elle un continent de cocus.
Les promesses du Chef d’État français qui promet à l’Afrique un siège permanent au sein du conseil de sécurité avec droit de veto n’engagent que ceux qui y croient, c’est juste des promesses et rien d’autres, car le changement des règles actuelles ne se fera pas sans un rapport de force pertinent.
Pourquoi octroyer aux Africains ce luxe de pouvoir bloquer les institutions et stopper sa recolonisation alors que le Continent ne représente financièrement que 1 % de l’économie mondiale?
S’il est vrai que les « tirailleurs sénégalais » comme on a qualifié tous les basanés de l’Afrique ont servi de chair à canon dans les premières lignes, les livres d’histoire ne leur accordent pas une page très glorieuse, comme si les vainqueurs de cette deuxième guerre mondiale avaient honte de fêter la victoire ces sous-hommes , les massacres qui ont suivi les revendications de certains « tirailleurs » par l’armée colonialiste française a d’ailleurs en partie contribué au vent des indépendances africaines qui en plus tard seront travesties et détournées. Par le Général De Gaulle comme l’avouent aujourd’hui certains comme une confession destinée à leur permettre de partir avec la conscience tranquille après avoir vécu dans la culpabilité.
LE DROIT DE VETO CREE LE DROIT DE COLONISER
Les Tibétains (victimes de l’invasion chinoise) en savent quelque chose, les Tchétchènes (victimes de l’invasion russe), les Argentins victimes de l’imposture anglaise sur le territoire des Malouines, les Ivoiriens victimes du détournement de leur constitution par les Français, les Palestiniens victimes de la colonisation de leur terre qui fait d’eux des émigrés chez eux depuis 1949 grâce au veto brandi par les USA. À partir du moment qu’on s’estime victime d’un des cinq pays propriétaires de ce droit de véto ou d'un tiers pays comme Israël avec celui des USA, il est vain de protester auprès de l’ONU, c’est comme porter plainte contre le Roi dans son propre Royaume.
Sans droit de véto, l’Afrique n’a aucun intérêt à rester dans l’ONU. C’est comme la coupe du Monde FIFA de football qui dans l’esprit des européens ne devait pas faire deux éditions sans se jouer en Europe. Les protestations des pays asiatiques et africains qui menaçaient de quitter la FIFA a mis immédiatement un terme à cette hypocrisie, permettant de faire tourner l’épreuve désormais à travers toute la planète.
Selon des journaux italiens, la guerre en Libye était déjà prévue avant les printemps tunisiens et égyptiens, ce qui prouve que l’OTAN n’est plus une organisation censée protéger l’un de ses membres en cas d’attaque extérieure mais bel et bien un bras armé des prédateurs occidentaux. Face à cette réalité, comment les Chefs d’États africains peuvent se sentir en sécurité dans le contexte actuel si cette organisation peut au nom du droit d’ingérence humanitaire confier des armes à une rébellion afin de lui servir de prétexte pour renverser un pouvoir gênant ?
Les prétextes ne manquent pas pour discréditer les Chefs d’États africains, n’importe lequel d’eux est une cible potentielle de l’OTAN. L’arrivée des pays émergents à la recherche des matières premières dont regorge l’Afrique crée la panique dans l’esprit des Européens, habitués à se servir sur la bête sans vergogne, imposant aux Africains des marionnettes téléguidées à leur tête. La démocratie est une plaisanterie sur mesure, l’on est complaisant envers des monarchies féodales par ci, peu regardant sur les mascarades électorales par-là. En réalité ce n'est pas la notion des droits de l'homme qui intéresse les journalistes occidentaux qui sont en réalité des agents de renseignement pour leurs pays respectifs, c'est la protection des intérêts de leurs sociétés sur le dos des populations africaines.
Les entreprises occidentales pratiquent l'esclavage en Afrique ; les nationaux qui pourraient créer des emplois se voient mettre des bâtons dans les roues, car il s'agit de préserver le monopole des colons.
Combien de fois des Africains ramenant des projets industriels se sont heurtés à une administration corrompue, découragés, beaucoup ont dû plier bagage pour retourner dans les pays occidentaux pour faire du gardiennage ou être manœuvres quand ils en avaient encore la force.
UN DROIT DE VETO TOURNANT PAR EXEMPLE
C’est bien connu, il faut diviser pour mieux régner, cette pratique est maintenue de façon obsessionnelle en Afrique par les Occidentaux. Il n’est pas utile qu’il n’y ait qu’un seul pays africain ayant le droit de veto, car pendant que les Africains se posent la question de savoir lequel des pays les plus puissants de son continent mériterait d‘en bénéficier, l’Occident prépare la recolonisation totale des derniers pays africains encore dirigés par des nationalistes. La réalité est que plus de la moitié des pays intéressants à recoloniser sont déjà sous contrôle avec des Présidents obéissants et corrompus qui prennent les richesses naturelles de leur pays pour leur propriétés personnelles, faisant des cibles faciles à discréditer dès que le moment sera venu de s’en débarrasser. Ces Occidentaux veulent bien recevoir nos vieux dictateurs mais dès qu’ils sont près de la mort, ils sont prêts à faire volte-face afin de préparer le terrain pour les successeurs.
L’Afrique ne doit pas réclamer un droit de veto pour un pays à l’ONU mais au nom de l’Union Africaine avec une rotation afin de préserver son indépendance sinon ce ne sera qu’un lointain souvenir.
Depuis la dernière guerre mondiale, les deux grands pays dont l'Allemagne et le Japon qui l'ont perdu sont restés des géants économiques ; mais en raison de leur défaite, il n'est pas pensable qu’ils aient jamais le droit de veto à l'ONU. Le Japon n'a pas le droit à une véritable armée d'intervention hors de ses frontières et l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie ne peuvent intervenir que sous commandement des alliés hors de leurs frontières.
L'Afrique qui a participé à cette aventure du côté des vainqueurs doit provoquer un électrochoc pour obtenir ses droits car sans une crise majeure au sein de cet organe, les cinq supers membres garderont le club fermé. Les élucubrations des uns et des autres peuvent encore durer plus d'un siècle. L’Afrique doit quitter l'ONU avec sa cinquantaine de membres comme un seul homme sinon nous n'avons aucune chance d'obtenir justice pour le Continent. Celui qui veut la paix doit préparer la guerre; sans ce droit de veto, le développement de l'Afrique est impossible, car l'indépendance politique de l'Afrique sans sa liberté économique est un leurre qui peut durer encore plusieurs siècles.
Parfait Valère MBEG
Les promesses du Chef d’État français qui promet à l’Afrique un siège permanent au sein du conseil de sécurité avec droit de veto n’engagent que ceux qui y croient, c’est juste des promesses et rien d’autres, car le changement des règles actuelles ne se fera pas sans un rapport de force pertinent.
Pourquoi octroyer aux Africains ce luxe de pouvoir bloquer les institutions et stopper sa recolonisation alors que le Continent ne représente financièrement que 1 % de l’économie mondiale?
S’il est vrai que les « tirailleurs sénégalais » comme on a qualifié tous les basanés de l’Afrique ont servi de chair à canon dans les premières lignes, les livres d’histoire ne leur accordent pas une page très glorieuse, comme si les vainqueurs de cette deuxième guerre mondiale avaient honte de fêter la victoire ces sous-hommes , les massacres qui ont suivi les revendications de certains « tirailleurs » par l’armée colonialiste française a d’ailleurs en partie contribué au vent des indépendances africaines qui en plus tard seront travesties et détournées. Par le Général De Gaulle comme l’avouent aujourd’hui certains comme une confession destinée à leur permettre de partir avec la conscience tranquille après avoir vécu dans la culpabilité.
LE DROIT DE VETO CREE LE DROIT DE COLONISER
Les Tibétains (victimes de l’invasion chinoise) en savent quelque chose, les Tchétchènes (victimes de l’invasion russe), les Argentins victimes de l’imposture anglaise sur le territoire des Malouines, les Ivoiriens victimes du détournement de leur constitution par les Français, les Palestiniens victimes de la colonisation de leur terre qui fait d’eux des émigrés chez eux depuis 1949 grâce au veto brandi par les USA. À partir du moment qu’on s’estime victime d’un des cinq pays propriétaires de ce droit de véto ou d'un tiers pays comme Israël avec celui des USA, il est vain de protester auprès de l’ONU, c’est comme porter plainte contre le Roi dans son propre Royaume.
Sans droit de véto, l’Afrique n’a aucun intérêt à rester dans l’ONU. C’est comme la coupe du Monde FIFA de football qui dans l’esprit des européens ne devait pas faire deux éditions sans se jouer en Europe. Les protestations des pays asiatiques et africains qui menaçaient de quitter la FIFA a mis immédiatement un terme à cette hypocrisie, permettant de faire tourner l’épreuve désormais à travers toute la planète.
Selon des journaux italiens, la guerre en Libye était déjà prévue avant les printemps tunisiens et égyptiens, ce qui prouve que l’OTAN n’est plus une organisation censée protéger l’un de ses membres en cas d’attaque extérieure mais bel et bien un bras armé des prédateurs occidentaux. Face à cette réalité, comment les Chefs d’États africains peuvent se sentir en sécurité dans le contexte actuel si cette organisation peut au nom du droit d’ingérence humanitaire confier des armes à une rébellion afin de lui servir de prétexte pour renverser un pouvoir gênant ?
Les prétextes ne manquent pas pour discréditer les Chefs d’États africains, n’importe lequel d’eux est une cible potentielle de l’OTAN. L’arrivée des pays émergents à la recherche des matières premières dont regorge l’Afrique crée la panique dans l’esprit des Européens, habitués à se servir sur la bête sans vergogne, imposant aux Africains des marionnettes téléguidées à leur tête. La démocratie est une plaisanterie sur mesure, l’on est complaisant envers des monarchies féodales par ci, peu regardant sur les mascarades électorales par-là. En réalité ce n'est pas la notion des droits de l'homme qui intéresse les journalistes occidentaux qui sont en réalité des agents de renseignement pour leurs pays respectifs, c'est la protection des intérêts de leurs sociétés sur le dos des populations africaines.
Les entreprises occidentales pratiquent l'esclavage en Afrique ; les nationaux qui pourraient créer des emplois se voient mettre des bâtons dans les roues, car il s'agit de préserver le monopole des colons.
Combien de fois des Africains ramenant des projets industriels se sont heurtés à une administration corrompue, découragés, beaucoup ont dû plier bagage pour retourner dans les pays occidentaux pour faire du gardiennage ou être manœuvres quand ils en avaient encore la force.
UN DROIT DE VETO TOURNANT PAR EXEMPLE
C’est bien connu, il faut diviser pour mieux régner, cette pratique est maintenue de façon obsessionnelle en Afrique par les Occidentaux. Il n’est pas utile qu’il n’y ait qu’un seul pays africain ayant le droit de veto, car pendant que les Africains se posent la question de savoir lequel des pays les plus puissants de son continent mériterait d‘en bénéficier, l’Occident prépare la recolonisation totale des derniers pays africains encore dirigés par des nationalistes. La réalité est que plus de la moitié des pays intéressants à recoloniser sont déjà sous contrôle avec des Présidents obéissants et corrompus qui prennent les richesses naturelles de leur pays pour leur propriétés personnelles, faisant des cibles faciles à discréditer dès que le moment sera venu de s’en débarrasser. Ces Occidentaux veulent bien recevoir nos vieux dictateurs mais dès qu’ils sont près de la mort, ils sont prêts à faire volte-face afin de préparer le terrain pour les successeurs.
L’Afrique ne doit pas réclamer un droit de veto pour un pays à l’ONU mais au nom de l’Union Africaine avec une rotation afin de préserver son indépendance sinon ce ne sera qu’un lointain souvenir.
Depuis la dernière guerre mondiale, les deux grands pays dont l'Allemagne et le Japon qui l'ont perdu sont restés des géants économiques ; mais en raison de leur défaite, il n'est pas pensable qu’ils aient jamais le droit de veto à l'ONU. Le Japon n'a pas le droit à une véritable armée d'intervention hors de ses frontières et l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie ne peuvent intervenir que sous commandement des alliés hors de leurs frontières.
L'Afrique qui a participé à cette aventure du côté des vainqueurs doit provoquer un électrochoc pour obtenir ses droits car sans une crise majeure au sein de cet organe, les cinq supers membres garderont le club fermé. Les élucubrations des uns et des autres peuvent encore durer plus d'un siècle. L’Afrique doit quitter l'ONU avec sa cinquantaine de membres comme un seul homme sinon nous n'avons aucune chance d'obtenir justice pour le Continent. Celui qui veut la paix doit préparer la guerre; sans ce droit de veto, le développement de l'Afrique est impossible, car l'indépendance politique de l'Afrique sans sa liberté économique est un leurre qui peut durer encore plusieurs siècles.
Parfait Valère MBEG
Monday, July 11, 2011
CRISE IVOIRIENNE OU LE PRELUDE A LA GUERRE CHINE-OCCIDENT
CRISE IVOIRIENNE OU LE PRELUDE A LA GUERRE CHINE-OCCIDENT
la Chine acceptera-t-elle de financer l’Europe et les USA pour la combattre en Afrique ?
de Jean-Paul Pougala
Depuis le début de la crise ivoirienne, tout et son contraire ou presque ont été dits. Les Occidentaux soutiennent presque tous M. Ouattara qu’ils appellent « Président élu » alors que les Africains soutiennent presque tous le président sortant Gbagbo qu’ils désignent par « Président Réélu ». Au-delà des choix partisans pour l’un ou l’autre président élu ou réélu, il est intéressant de constater qu’il y a une autre bataille celle là à distance qui est en train de se jouer entre la Chine et l’occident en Cote d’Ivoire. A travers des appuis militaires directs ou indirects. L’occident défend une vieille idée de l’Afrique dans laquelle il contrôle tout à travers ses hommes de mains et s’accommodent volontiers d’une misère de masse. La Chine est celle qui veut changer la donne et faire de l’Afrique la vitrine de sa puissance économique et militaire hors d’Asie. Ce qui froisse fortement l’Union Européenne et les USA. Mais ces derniers ont-ils la force et l’audace pour résister longtemps au rouleau compresseur chinois qui a malencontreusement décidé de faire de l’Afrique un des piliers de sa superpuissance en construction ? Exactement comme les USA avaient fait de l’Europe occidentale il y a 66 ans.
Pour les Africaines, les deux personnages de notre feuilleton symbolisent deux conceptions opposées de la politique africaine. M. Ouattara, se définit comme « Houphouëtiste », c’est-à dire quelqu’un qui était ouvertement contre les Etats-Unis d’Afrique. En 1963, (ce mentor) Houphouët Boigny était avec l’ancien président Sénégalais Léopold Sedar Senghor les 2 principaux fossoyeurs du rêve de Kwame Nkrumah de créer immédiatement les Etats-Unis d’Afrique. Pour Senghor et Houphouët la relation avec la France était plus importante que toute nécessité d’autonomie africaine. Ce dernier avait alors prononcé la célèbre phrase : « Ils disent qu’ils vont unir l’Afrique du Cape au Caire. Il le feront sans nous, sans ma Cote d’Ivoire ». La suite on la connaît : l’OUA est née comme une nullité avec un seul programme cher à Senghor et Boigny : « L’intangibilité des frontières héritées de la colonisation européenne » et adieu le vieux rêve de Nkrumah contenu dans son livre prémonitoire publié en 1961 du titre : AFRICA MUST UNITE (l’Afrique doit s’unir si elle ne veut pas connaître famine, pauvreté et guerres). Qu’en est-il de son adversaire ? Mettre fin à la triste parenthèse de l’OUA était une priorité pour Gbagbo dès son arrivée au pouvoir en 2000 pour passer à la nouvelle Union Africain (en 2002) comme étape intermédiaire vers la création des Etats-Unis d’Afrique. Aujourd’hui, M. Ouattara continue dans la même voie de Houphouët : il ignore les institutions de la Cote d’Ivoire (le conseil Constitutionnel) et préfère attendre sa légitimité de Paris ou de Washington. Il demande à une partie du monde de venir faire la guerre pour tuer une partie du peuple ivoirien. Il demande d’affamer les fonctionnaires ivoiriens en les privant de leur salaire. Il demande à la France d’organiser des commandos sous le couvert de la CEDEAO, et comme Houphouët, il n’a jamais expliqué ce qu’il compte offrir à la France en retour.
L’activisme de l’occident en C.I contraste avec son silence dans la crise tunisienne. L’Ex président Ben Ali, le chouchou de la France et de l’UE était-il pour autant un champion de la démocratie ? Aux apprentis sorciers de la théorie des guerres éclair, j’ai envie de dire : aucune élection, aucun président élu ou réélu ne mérite qu’il y ait une seule vie de perdue. Les hommes passent, les empires disparaissent. Mais les cicatrices d’une guerre ne finissent jamais. L’Irak peut-il nous servir de leçon ?
3 Exemples hors d’Afrique pour élucider mes propos :
- Le 19 décembre 2010, on a voté en Biélorussie, le président sortant a proclamé qu’il a gagné avec 72% et a aussitôt mis en prison les dirigeants de l’opposition. Y-a-t-il un seul pays Européen qui a menacé ce pays d’utiliser la force pour déloger Alexander Loukachenko au pouvoir depuis 16 ans ? L’Union Européenne n’a prévu aucun plan militaire pour aller déloger le dictateur. La raison est simple : les 27 pays de l’Union Européenne ont à cœur la valeur de la vie de leurs frères et sœurs de la Biélorussie. C’est à chacun de soigner ses intérêts et les Européens considèrent la vie humaine en Biélorussie plus importante qu’un dictateur qui s’en ira tôt ou tard.
- Le Secrétaire Générale des Nations Unies M. Ban Ki-Moon et le Représentant de l’ONU en Cote d’Ivoire M. Y Choi sont tous les deux citoyens d’un pays divisé en deux, la Corée. Il y a un des deux présidents Kim Jong-Il qu’ils disent fou et un danger permanent pour sa propre population et pour ses voisins. Mais pour Kim, M. Y Choi et M. Ban Ki-Moon ont toujours justement prôné la retenue. A ceux qui veulent faire la guerre en Cote d’Ivoire j’ai deux questions : En quoi la vie d’un Coréen serait-elle plus précieuse à préserver que celle d’un Ivoirien ? En quoi la mort des populations civiles en cote d’Ivoire serait-elle moins grave qu’en Corée ? En quoi Laurent Gbagbo est-il plus dangereux pour ses voisins que le dirigeant Nord-Coréen M. Kim Jong-Il ? au pouvoir hérité de son père depuis 17 ans et qui lui-même l’avait exercé pendant 46 ans jusqu’à sa mort . Pire, il s’apprête à passer ce pouvoir à son fils.
- En Birmanie (Myanmar) en 2000 un vainqueur des élections présidentielles a été privé de sa victoire, pire, privé de liberté depuis 10 ans, Mme Aung San Suu Kyi s’est contenté en silence d’un prix Nobel de la paix, sans jamais exiger une quelconque intervention de l’extérieur pour aller déloger les usurpateurs du pouvoir. La victoire de Mme Aung San Suu Kyi validée par la Cour Constitutionnelle Birmane est-elle moins importante que la défaite de M. Ouattara déclarée perdant par le Conseil Constitutionnel de son pays ?
M. Laurent Gbagbo entrera-t-il dans l’histoire comme un dirigent médiocre, méchant, valeureux ou éclairé ? Nul ne pourra le dire. Ce que nous savons par contre c’est qu’il est l’homme qui symbolise le mieux les frustrations des Européens et des Africains. L’UE et la France (inconsciemment) ont fait de lui un héro dans toute l’Afrique Noire. Lorsque le Président Sarkozy lui donne 72 heures pour quitter le pouvoir et le céder à Ouattara, il fait basculer irrémédiablement l’opinion publique africaine du coté du petit David contre le grand Goliath. En Afrique on dit : « Lorsqu’un président africain est aimé par les Blancs, c’est qu’ils est bon pour eux et mauvais pour son peuple. Lorsqu’il est haï par les Blancs, c’est qu’il est mauvais pour eux et Bon pour son peuple ». Comme en 2004 (avec les tueries des civils ivoiriens par l’armée française à l’Hôtel Ivoire), c’est comme cela que Sarkozy a donné un coup de main inespéré à Gbagbo très en difficulté dès les premiers jours des résultats. C’est devenu une crise raciale. La crise Ivoirienne s’est donc vite transformée en une crise raciale entre les Blancs et les Noirs, entre l’Afrique et l’Europe. Avec cette fois-ci un 3ème larron, la Chine en embuscade. Pire, dans les pays où les Chinois sont présents, plus ils font des investissements et plus le ressentiment anti-blanc grandit. Et le choix de l’Union Européenne de s’exposer dans la crise ivoirienne a été pour le moins calamiteux.
Le jour précis (17/12/2010) où l’Union Européenne annonçait d’avoir à l’unanimité choisi le camp de Ouattara dans la crise Ivoirienne, contre Laurent Gbagbo, la Chine nous annonçait d’être devenue la première partenaire commerciale du continent africain en publiant les chiffres de 10 mois d’échanges avec les pays Africains. Il en ressort une augmentation du volume d’affaires à 20 milliards de dollars avec l’Angola faisant de ce pays son premier partenaire africain sur le plan commercial, mais aussi militaire. Et le hasard veut justement que l’Angola soit le pays qui soutient militairement les Forces de Défense et de Sécurité de Laurent Gbagbo en Cote d’Ivoire. Et c’est ce même jour que le général Chinois de division Jia Xiaoning, directeur adjoint du bureau des affaires étrangères au ministère chinois de la Défense était reçu en audience au Cameroun par le Président Biya. Ont-ils parlé de la crise ivoirienne ? Pourquoi au Cameroun ? C’est le pays choisi une semaine auparavant par l’Union Africaine pour abriter la base logistique de la future armée fédérale africaine à laquelle le Général Chinois vient de contribuer avec un premier lot de matériels militaires. La chine peut-elle aider financièrement l’Europe pour sortir de la crise économique et accepter qu’elle utilise cet argent pour la combattre en Afrique ? Ce qui est sûr, c’est que c’est un scénario que l’Europe n’avait pas prévu. L’annonce la même semaine de l’avion chasseur bombardier furtif chinois le Chengdu J-20 est-elle un simple hasard de calendrier ou un message militaire lancé aux USA et à l’Europe ? Le message a été bien reçu à Washington, puisque le nouvel avion militaire furtif F-35 en préparation devant remplacer le F-22 est déjà jugé obsolète et on parle déjà de l’abandon du projet avec des milliers d’emplois à risque, à cause de la nouvelle barre technologique très haute que la Chine vient d’imposer à l’industrie de l’armement américaine jusqu’ici considérée la plus avancée du monde. Selon les experts militaires américains, le J-20 chinois doté de gros missiles antinavires est spécialement conçu pour détruire les nouveaux 10 porte-avions américains en construction jusqu’en 2058. On comprend dès lors pourquoi le porte-avion français Mistral qui en ce moment fait route vers Abidjan pour déloger Gbagbo avant la fin du mois de janvier comme nous l’a promis Ouattara, serait détruit par le nouveau J-20 chinois en moins de 5 minutes. Pour l’instant, la Chine ne tirera pas un seul coup dans la crise ivoirienne, mais il y a à parier que la prochaine crise sera très différente, car l’hégémonie européenne qui dure depuis l’an 1454 en Afrique vit ses dernières heures à Abidjan.
La crise ivoirienne qui n’était apparemment au départ qu’un simple démêlé entre Européens et Africains s’est très vite révélée comme l’anticipation de la bataille militaire Chine-Occident qui ne fait que commencer, sur le sol africain. C’est aussi le prélude d’une longue saison tumultueuse entre l’Afrique et l’Europe qui peine à accepter l’inexorable autonomie effective de l’Afrique, 50 ans après la parodie d’indépendance. Récemment, les généraux de l’armée chinoise sont en train de défiler un peu partout en Afrique pour tisser des accords de partenariat militaire ; à Pékin, on ne cache plus que le vrai but est de neutraliser toutes les rebellions que l’Europe organisera sur le sol Africain pour les freiner et retarder cette autonomie.
L’arrivée de la Chine sur la scène politique, économique et militaire africaine est en train de se transformer en cauchemar pour l’Europe qui en perd toute sa lucidité. Depuis 2007 l’Union Européenne a tout mobilisé pour proposer à la Chine une sorte de triangulaire pour stopper les gigantesques investissements de la Chine en Afrique. L’ex Commissaire Européen au Développement Louis Michel a fait d’incessants déplacements à Pékin pour faire mille propositions sans succès. L’Europe ne démord pas pour autant, c’est chacun des 27 qui essaye même en solo sans résultat. L’homme le plus recherché à Pékin et qui donne les maux de têtes aux occidentaux s’appelle : Zhang Ming, le « Monsieur Afrique subsaharienne » du ministère chinois des Affaires étrangères. Tous le détestent et tous lui font la cour. Que lui veulent les occidentaux ? Ils lui demandent ni plus ni moins que de faire semblant d’aider l’Afrique, sans vraiment passer à l’action. On lui explique que c’est cela les règles du jeu depuis 5 siècles et qu’il y a très gros à gagner. Que répond-il ? NIET. La Chine n’est intéressée par aucune triangulaire. L’Afrique qu’on disait marginalisée est remise par la Chine au centre des convoitises. Le président Chinois a visité presque tous les pays africains et certains, 3 ou 4 fois, lorsque les Présidents américains en 8 ans ne visitent que 2 ou 3 pays africains. Et sur les 27 pays de l’Union Européenne, 21 sont dirigés par des présidents qui n’ont jamais mis pied en Afrique.
L’Europe est en train de compatir dans une médiocrité des plus grotesques tentant d’embourgeoiser les Chinois en Afrique et de leur enseigner leurs vieilles recettes mesquines qui ont cloué au sol pendant 50 ans le décollage de l’Afrique, avec des slogans tout aussi burlesques et minables : « L'Union européenne et la Chine se sentent plus près de l'Afrique que tout autre continent. ». Les rares documents que nous avons entre les mains des propositions secrètes européennes à la Chine montrent l’ampleur de cette panique à bord par exemple, les Européens expliquent aux Chinois leur profonde inquiétude sur un probable surendettement de l’Afrique si elle (la Chine) continuait sur cette lancée. Cette thèse est complètement saugrenue. C’est comme si un interdit bancaire allait voir son banquier pour lui expliquer qu’il ne dort pas depuis des semaines non pas pour ses propres dettes mais parce que son voisin risquerait de devenir surendetté si cette même banque continuait de lui donner des crédits. Et le supplie de ne plus traiter directement avec ce voisin, mais de passer par lui afin qu’il filtre et suggère ce qui va bien pour son voisin. Le FMI a récemment refusé un crédit à la RDC au motif que le Congo reçoit des investissements chinois. En 1928, Edwards Bernays (neveu de Freud) dans son livre « Propagande ou l’art de Manipuler l’opinion publique en démocratie » nous enseigne que la manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le monde. L’Union Africaine doit reprendre la main en Cote d’Ivoire pour que le gouvernement invisible de l’Europe n’entrave, ne déstabilise et n’enlève à l’Afrique une des pièces maîtresses du puzzle (la Cote d’Ivoire) dont elle aura besoin pour former et bâtir le mosaïque des Etats-Unis d’Afrique. Si aujourd’hui la Cote d’Ivoire est sacrifiée pour offrir à l’Europe une consolation de répit dans sa guerre commerciale et industrielle perdue d’avance avec la Chine (comme le diktat chinois sur les terres rares), demain à qui le tour ?
La crise ivoirienne aura pour le moins, le mérite de nous donner plusieurs enseignements :
- L’ONU est une boite vide qui nécessite une complète refonte. Cette organisation est en train de se transformer en instrument de déstabilisation des nations et l’initiatrice des guerres civiles plutôt que d’être un instrument de pacification des peuples comme elle a été originellement conçue.
- La finalisation des Etats-Unis d’Afrique est un impératif qui ne peut plus attendre. Tout le processus de la fédération africaine en cours doit être accéléré pour ne pas laisser l’espace aux vieux démons de l’Afrique de faire repartir un nouveau cycle de violences, de guerres et donc de déstabilisation du continent contribuant ainsi comme durant les 50 ans précédents à détourner l’attention des vrais enjeux et des objectifs de création du bonheur pour les populations africaines.
- L’entrainement pour la première guerre mondiale du 21ème siècle entre l’Occident (Europe/USA) et la Chine se fera très probablement sur le sol africain. Le déclin des premiers ne les prive pas de l’instinct d’arrogance habituelle pour continuer d’humilier la seconde en lui intimant par exemple ce qu’elle doit faire ou ne pas faire en Afrique, qu’elle doit dévaluer le Yuan (monnaie chinoise non convertible). Le ridicule ne tue pas. Ce sont les pays qui se sont de trompés de politique économique et sont responsables d’une crise financière mondiale, qui prétendent de donner des leçons (non demandées) de politique monétaire à la Chine qui elle a été vertueuse dans sa gestion. Il y a une ligne rouge que tôt ou tard l’occident va traverser et ce jour là, cela va faire : Boum ! Et c’est pour ce Boum que l’Afrique sert aujourd’hui à l’un et à l’autre de terrain d’entrainement.
CONCLUSION
Il me plait de conclure avec ces trois extraits de commentaires sur la crise ivoirienne :
1- « Les colonialistes ont toujours un masque. Ils ne disent jamais du bien de vous. Ils pillent vos ressources naturelles. Ils ont commis des génocides à l’égard des Indiens d’Amérique, détruit des civilisations comme celle des Aztèques. Au nom de la liberté du commerce, ils ont imposé à la Chine trois guerres d’opium. Au nom de l’esclavage, ils sont venus imposer le travail forcé en Afrique. Aujourd’hui, c’est au nom de la justice internationale qu’ils interviennent en Cote d’Ivoire. Quelle est cette justice Internationale ? Les magistrats du Tribunal Pénal International sont atteints de ce qu’on appelle un daltonisme au noir. Le dalton ne voit pas certaines couleurs. Ils ne voient que le noir. Si vous allez à la Cour internationale, tous les inculpés sont noirs, pas parce qu’il ne s’est rien passé à Gaza, pas parce qu’il ne s’est rien passé à la prison d’Abugraïb. La question que je me pose maintenant est : Pourquoi l’Afrique accepte-t-elle cela ? Je ne dis pas que tout le monde est innocent, mais si ces gens sont coupables, c’est aux Africains de les juger. Pourquoi l’Afrique accepte-t-elle que ses dirigeants soient jugés par une bande de cosmopolites qui la méprisent ». Jacques Vergès Avocat Français (ancien défenseur du leader Serbe Milosevic au TPI)
2- « Derrière le maintien ou non de Gbagbo au pouvoir se joue le contrôle du Golfe de Guinée, cet Eldorado pétrolier que Français ou Américains, en perte de vitesse dans le monde arabe, et unis pour cette fois, ne souhaitent pas voir passer en d’autres mains. A leurs yeux, Alassane Ouattara, ami personnel de Sarkozy, ancien directeur du FMI et gestionnaire libéral, représente un interlocuteur beaucoup plus crédible que Gbagbo le nationaliste ». Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le Soir. Née en 1946, grand reporter, elle collabore aussi au "Monde Diplomatique"
3- «Je crains fort que les conséquences d'un conflit en Côte d’Ivoire ne s’étendent aux pays voisins. L'Afrique a assez souffert et je ne crois pas que nous devrions nous permettre d'être induits en erreur dans une guerre contre nous-mêmes, simplement pour satisfaire un certain intérêt colonial ou étranger.» Jerry John Rawlings, ancien président du Ghana (16-01-2011)
Voilà pourquoi à mon avis il n’y a jamais eu d’élection en Cote d’Ivoire, mais une parodie d’élection. Avec 300 milliards de Francs des Ivoiriens que l’Onu a jeté par la fenêtre pour un simulacre d’élection on aurait pu construire 300 hôpitaux, 1000 écoles, 50 Universités, 3.000 crèches, 5.000 dispensaires.
Jean-Paul Pougala
Genève le 14 Janvier 2011
la Chine acceptera-t-elle de financer l’Europe et les USA pour la combattre en Afrique ?
de Jean-Paul Pougala
Depuis le début de la crise ivoirienne, tout et son contraire ou presque ont été dits. Les Occidentaux soutiennent presque tous M. Ouattara qu’ils appellent « Président élu » alors que les Africains soutiennent presque tous le président sortant Gbagbo qu’ils désignent par « Président Réélu ». Au-delà des choix partisans pour l’un ou l’autre président élu ou réélu, il est intéressant de constater qu’il y a une autre bataille celle là à distance qui est en train de se jouer entre la Chine et l’occident en Cote d’Ivoire. A travers des appuis militaires directs ou indirects. L’occident défend une vieille idée de l’Afrique dans laquelle il contrôle tout à travers ses hommes de mains et s’accommodent volontiers d’une misère de masse. La Chine est celle qui veut changer la donne et faire de l’Afrique la vitrine de sa puissance économique et militaire hors d’Asie. Ce qui froisse fortement l’Union Européenne et les USA. Mais ces derniers ont-ils la force et l’audace pour résister longtemps au rouleau compresseur chinois qui a malencontreusement décidé de faire de l’Afrique un des piliers de sa superpuissance en construction ? Exactement comme les USA avaient fait de l’Europe occidentale il y a 66 ans.
Pour les Africaines, les deux personnages de notre feuilleton symbolisent deux conceptions opposées de la politique africaine. M. Ouattara, se définit comme « Houphouëtiste », c’est-à dire quelqu’un qui était ouvertement contre les Etats-Unis d’Afrique. En 1963, (ce mentor) Houphouët Boigny était avec l’ancien président Sénégalais Léopold Sedar Senghor les 2 principaux fossoyeurs du rêve de Kwame Nkrumah de créer immédiatement les Etats-Unis d’Afrique. Pour Senghor et Houphouët la relation avec la France était plus importante que toute nécessité d’autonomie africaine. Ce dernier avait alors prononcé la célèbre phrase : « Ils disent qu’ils vont unir l’Afrique du Cape au Caire. Il le feront sans nous, sans ma Cote d’Ivoire ». La suite on la connaît : l’OUA est née comme une nullité avec un seul programme cher à Senghor et Boigny : « L’intangibilité des frontières héritées de la colonisation européenne » et adieu le vieux rêve de Nkrumah contenu dans son livre prémonitoire publié en 1961 du titre : AFRICA MUST UNITE (l’Afrique doit s’unir si elle ne veut pas connaître famine, pauvreté et guerres). Qu’en est-il de son adversaire ? Mettre fin à la triste parenthèse de l’OUA était une priorité pour Gbagbo dès son arrivée au pouvoir en 2000 pour passer à la nouvelle Union Africain (en 2002) comme étape intermédiaire vers la création des Etats-Unis d’Afrique. Aujourd’hui, M. Ouattara continue dans la même voie de Houphouët : il ignore les institutions de la Cote d’Ivoire (le conseil Constitutionnel) et préfère attendre sa légitimité de Paris ou de Washington. Il demande à une partie du monde de venir faire la guerre pour tuer une partie du peuple ivoirien. Il demande d’affamer les fonctionnaires ivoiriens en les privant de leur salaire. Il demande à la France d’organiser des commandos sous le couvert de la CEDEAO, et comme Houphouët, il n’a jamais expliqué ce qu’il compte offrir à la France en retour.
L’activisme de l’occident en C.I contraste avec son silence dans la crise tunisienne. L’Ex président Ben Ali, le chouchou de la France et de l’UE était-il pour autant un champion de la démocratie ? Aux apprentis sorciers de la théorie des guerres éclair, j’ai envie de dire : aucune élection, aucun président élu ou réélu ne mérite qu’il y ait une seule vie de perdue. Les hommes passent, les empires disparaissent. Mais les cicatrices d’une guerre ne finissent jamais. L’Irak peut-il nous servir de leçon ?
3 Exemples hors d’Afrique pour élucider mes propos :
- Le 19 décembre 2010, on a voté en Biélorussie, le président sortant a proclamé qu’il a gagné avec 72% et a aussitôt mis en prison les dirigeants de l’opposition. Y-a-t-il un seul pays Européen qui a menacé ce pays d’utiliser la force pour déloger Alexander Loukachenko au pouvoir depuis 16 ans ? L’Union Européenne n’a prévu aucun plan militaire pour aller déloger le dictateur. La raison est simple : les 27 pays de l’Union Européenne ont à cœur la valeur de la vie de leurs frères et sœurs de la Biélorussie. C’est à chacun de soigner ses intérêts et les Européens considèrent la vie humaine en Biélorussie plus importante qu’un dictateur qui s’en ira tôt ou tard.
- Le Secrétaire Générale des Nations Unies M. Ban Ki-Moon et le Représentant de l’ONU en Cote d’Ivoire M. Y Choi sont tous les deux citoyens d’un pays divisé en deux, la Corée. Il y a un des deux présidents Kim Jong-Il qu’ils disent fou et un danger permanent pour sa propre population et pour ses voisins. Mais pour Kim, M. Y Choi et M. Ban Ki-Moon ont toujours justement prôné la retenue. A ceux qui veulent faire la guerre en Cote d’Ivoire j’ai deux questions : En quoi la vie d’un Coréen serait-elle plus précieuse à préserver que celle d’un Ivoirien ? En quoi la mort des populations civiles en cote d’Ivoire serait-elle moins grave qu’en Corée ? En quoi Laurent Gbagbo est-il plus dangereux pour ses voisins que le dirigeant Nord-Coréen M. Kim Jong-Il ? au pouvoir hérité de son père depuis 17 ans et qui lui-même l’avait exercé pendant 46 ans jusqu’à sa mort . Pire, il s’apprête à passer ce pouvoir à son fils.
- En Birmanie (Myanmar) en 2000 un vainqueur des élections présidentielles a été privé de sa victoire, pire, privé de liberté depuis 10 ans, Mme Aung San Suu Kyi s’est contenté en silence d’un prix Nobel de la paix, sans jamais exiger une quelconque intervention de l’extérieur pour aller déloger les usurpateurs du pouvoir. La victoire de Mme Aung San Suu Kyi validée par la Cour Constitutionnelle Birmane est-elle moins importante que la défaite de M. Ouattara déclarée perdant par le Conseil Constitutionnel de son pays ?
M. Laurent Gbagbo entrera-t-il dans l’histoire comme un dirigent médiocre, méchant, valeureux ou éclairé ? Nul ne pourra le dire. Ce que nous savons par contre c’est qu’il est l’homme qui symbolise le mieux les frustrations des Européens et des Africains. L’UE et la France (inconsciemment) ont fait de lui un héro dans toute l’Afrique Noire. Lorsque le Président Sarkozy lui donne 72 heures pour quitter le pouvoir et le céder à Ouattara, il fait basculer irrémédiablement l’opinion publique africaine du coté du petit David contre le grand Goliath. En Afrique on dit : « Lorsqu’un président africain est aimé par les Blancs, c’est qu’ils est bon pour eux et mauvais pour son peuple. Lorsqu’il est haï par les Blancs, c’est qu’il est mauvais pour eux et Bon pour son peuple ». Comme en 2004 (avec les tueries des civils ivoiriens par l’armée française à l’Hôtel Ivoire), c’est comme cela que Sarkozy a donné un coup de main inespéré à Gbagbo très en difficulté dès les premiers jours des résultats. C’est devenu une crise raciale. La crise Ivoirienne s’est donc vite transformée en une crise raciale entre les Blancs et les Noirs, entre l’Afrique et l’Europe. Avec cette fois-ci un 3ème larron, la Chine en embuscade. Pire, dans les pays où les Chinois sont présents, plus ils font des investissements et plus le ressentiment anti-blanc grandit. Et le choix de l’Union Européenne de s’exposer dans la crise ivoirienne a été pour le moins calamiteux.
Le jour précis (17/12/2010) où l’Union Européenne annonçait d’avoir à l’unanimité choisi le camp de Ouattara dans la crise Ivoirienne, contre Laurent Gbagbo, la Chine nous annonçait d’être devenue la première partenaire commerciale du continent africain en publiant les chiffres de 10 mois d’échanges avec les pays Africains. Il en ressort une augmentation du volume d’affaires à 20 milliards de dollars avec l’Angola faisant de ce pays son premier partenaire africain sur le plan commercial, mais aussi militaire. Et le hasard veut justement que l’Angola soit le pays qui soutient militairement les Forces de Défense et de Sécurité de Laurent Gbagbo en Cote d’Ivoire. Et c’est ce même jour que le général Chinois de division Jia Xiaoning, directeur adjoint du bureau des affaires étrangères au ministère chinois de la Défense était reçu en audience au Cameroun par le Président Biya. Ont-ils parlé de la crise ivoirienne ? Pourquoi au Cameroun ? C’est le pays choisi une semaine auparavant par l’Union Africaine pour abriter la base logistique de la future armée fédérale africaine à laquelle le Général Chinois vient de contribuer avec un premier lot de matériels militaires. La chine peut-elle aider financièrement l’Europe pour sortir de la crise économique et accepter qu’elle utilise cet argent pour la combattre en Afrique ? Ce qui est sûr, c’est que c’est un scénario que l’Europe n’avait pas prévu. L’annonce la même semaine de l’avion chasseur bombardier furtif chinois le Chengdu J-20 est-elle un simple hasard de calendrier ou un message militaire lancé aux USA et à l’Europe ? Le message a été bien reçu à Washington, puisque le nouvel avion militaire furtif F-35 en préparation devant remplacer le F-22 est déjà jugé obsolète et on parle déjà de l’abandon du projet avec des milliers d’emplois à risque, à cause de la nouvelle barre technologique très haute que la Chine vient d’imposer à l’industrie de l’armement américaine jusqu’ici considérée la plus avancée du monde. Selon les experts militaires américains, le J-20 chinois doté de gros missiles antinavires est spécialement conçu pour détruire les nouveaux 10 porte-avions américains en construction jusqu’en 2058. On comprend dès lors pourquoi le porte-avion français Mistral qui en ce moment fait route vers Abidjan pour déloger Gbagbo avant la fin du mois de janvier comme nous l’a promis Ouattara, serait détruit par le nouveau J-20 chinois en moins de 5 minutes. Pour l’instant, la Chine ne tirera pas un seul coup dans la crise ivoirienne, mais il y a à parier que la prochaine crise sera très différente, car l’hégémonie européenne qui dure depuis l’an 1454 en Afrique vit ses dernières heures à Abidjan.
La crise ivoirienne qui n’était apparemment au départ qu’un simple démêlé entre Européens et Africains s’est très vite révélée comme l’anticipation de la bataille militaire Chine-Occident qui ne fait que commencer, sur le sol africain. C’est aussi le prélude d’une longue saison tumultueuse entre l’Afrique et l’Europe qui peine à accepter l’inexorable autonomie effective de l’Afrique, 50 ans après la parodie d’indépendance. Récemment, les généraux de l’armée chinoise sont en train de défiler un peu partout en Afrique pour tisser des accords de partenariat militaire ; à Pékin, on ne cache plus que le vrai but est de neutraliser toutes les rebellions que l’Europe organisera sur le sol Africain pour les freiner et retarder cette autonomie.
L’arrivée de la Chine sur la scène politique, économique et militaire africaine est en train de se transformer en cauchemar pour l’Europe qui en perd toute sa lucidité. Depuis 2007 l’Union Européenne a tout mobilisé pour proposer à la Chine une sorte de triangulaire pour stopper les gigantesques investissements de la Chine en Afrique. L’ex Commissaire Européen au Développement Louis Michel a fait d’incessants déplacements à Pékin pour faire mille propositions sans succès. L’Europe ne démord pas pour autant, c’est chacun des 27 qui essaye même en solo sans résultat. L’homme le plus recherché à Pékin et qui donne les maux de têtes aux occidentaux s’appelle : Zhang Ming, le « Monsieur Afrique subsaharienne » du ministère chinois des Affaires étrangères. Tous le détestent et tous lui font la cour. Que lui veulent les occidentaux ? Ils lui demandent ni plus ni moins que de faire semblant d’aider l’Afrique, sans vraiment passer à l’action. On lui explique que c’est cela les règles du jeu depuis 5 siècles et qu’il y a très gros à gagner. Que répond-il ? NIET. La Chine n’est intéressée par aucune triangulaire. L’Afrique qu’on disait marginalisée est remise par la Chine au centre des convoitises. Le président Chinois a visité presque tous les pays africains et certains, 3 ou 4 fois, lorsque les Présidents américains en 8 ans ne visitent que 2 ou 3 pays africains. Et sur les 27 pays de l’Union Européenne, 21 sont dirigés par des présidents qui n’ont jamais mis pied en Afrique.
L’Europe est en train de compatir dans une médiocrité des plus grotesques tentant d’embourgeoiser les Chinois en Afrique et de leur enseigner leurs vieilles recettes mesquines qui ont cloué au sol pendant 50 ans le décollage de l’Afrique, avec des slogans tout aussi burlesques et minables : « L'Union européenne et la Chine se sentent plus près de l'Afrique que tout autre continent. ». Les rares documents que nous avons entre les mains des propositions secrètes européennes à la Chine montrent l’ampleur de cette panique à bord par exemple, les Européens expliquent aux Chinois leur profonde inquiétude sur un probable surendettement de l’Afrique si elle (la Chine) continuait sur cette lancée. Cette thèse est complètement saugrenue. C’est comme si un interdit bancaire allait voir son banquier pour lui expliquer qu’il ne dort pas depuis des semaines non pas pour ses propres dettes mais parce que son voisin risquerait de devenir surendetté si cette même banque continuait de lui donner des crédits. Et le supplie de ne plus traiter directement avec ce voisin, mais de passer par lui afin qu’il filtre et suggère ce qui va bien pour son voisin. Le FMI a récemment refusé un crédit à la RDC au motif que le Congo reçoit des investissements chinois. En 1928, Edwards Bernays (neveu de Freud) dans son livre « Propagande ou l’art de Manipuler l’opinion publique en démocratie » nous enseigne que la manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le monde. L’Union Africaine doit reprendre la main en Cote d’Ivoire pour que le gouvernement invisible de l’Europe n’entrave, ne déstabilise et n’enlève à l’Afrique une des pièces maîtresses du puzzle (la Cote d’Ivoire) dont elle aura besoin pour former et bâtir le mosaïque des Etats-Unis d’Afrique. Si aujourd’hui la Cote d’Ivoire est sacrifiée pour offrir à l’Europe une consolation de répit dans sa guerre commerciale et industrielle perdue d’avance avec la Chine (comme le diktat chinois sur les terres rares), demain à qui le tour ?
La crise ivoirienne aura pour le moins, le mérite de nous donner plusieurs enseignements :
- L’ONU est une boite vide qui nécessite une complète refonte. Cette organisation est en train de se transformer en instrument de déstabilisation des nations et l’initiatrice des guerres civiles plutôt que d’être un instrument de pacification des peuples comme elle a été originellement conçue.
- La finalisation des Etats-Unis d’Afrique est un impératif qui ne peut plus attendre. Tout le processus de la fédération africaine en cours doit être accéléré pour ne pas laisser l’espace aux vieux démons de l’Afrique de faire repartir un nouveau cycle de violences, de guerres et donc de déstabilisation du continent contribuant ainsi comme durant les 50 ans précédents à détourner l’attention des vrais enjeux et des objectifs de création du bonheur pour les populations africaines.
- L’entrainement pour la première guerre mondiale du 21ème siècle entre l’Occident (Europe/USA) et la Chine se fera très probablement sur le sol africain. Le déclin des premiers ne les prive pas de l’instinct d’arrogance habituelle pour continuer d’humilier la seconde en lui intimant par exemple ce qu’elle doit faire ou ne pas faire en Afrique, qu’elle doit dévaluer le Yuan (monnaie chinoise non convertible). Le ridicule ne tue pas. Ce sont les pays qui se sont de trompés de politique économique et sont responsables d’une crise financière mondiale, qui prétendent de donner des leçons (non demandées) de politique monétaire à la Chine qui elle a été vertueuse dans sa gestion. Il y a une ligne rouge que tôt ou tard l’occident va traverser et ce jour là, cela va faire : Boum ! Et c’est pour ce Boum que l’Afrique sert aujourd’hui à l’un et à l’autre de terrain d’entrainement.
CONCLUSION
Il me plait de conclure avec ces trois extraits de commentaires sur la crise ivoirienne :
1- « Les colonialistes ont toujours un masque. Ils ne disent jamais du bien de vous. Ils pillent vos ressources naturelles. Ils ont commis des génocides à l’égard des Indiens d’Amérique, détruit des civilisations comme celle des Aztèques. Au nom de la liberté du commerce, ils ont imposé à la Chine trois guerres d’opium. Au nom de l’esclavage, ils sont venus imposer le travail forcé en Afrique. Aujourd’hui, c’est au nom de la justice internationale qu’ils interviennent en Cote d’Ivoire. Quelle est cette justice Internationale ? Les magistrats du Tribunal Pénal International sont atteints de ce qu’on appelle un daltonisme au noir. Le dalton ne voit pas certaines couleurs. Ils ne voient que le noir. Si vous allez à la Cour internationale, tous les inculpés sont noirs, pas parce qu’il ne s’est rien passé à Gaza, pas parce qu’il ne s’est rien passé à la prison d’Abugraïb. La question que je me pose maintenant est : Pourquoi l’Afrique accepte-t-elle cela ? Je ne dis pas que tout le monde est innocent, mais si ces gens sont coupables, c’est aux Africains de les juger. Pourquoi l’Afrique accepte-t-elle que ses dirigeants soient jugés par une bande de cosmopolites qui la méprisent ». Jacques Vergès Avocat Français (ancien défenseur du leader Serbe Milosevic au TPI)
2- « Derrière le maintien ou non de Gbagbo au pouvoir se joue le contrôle du Golfe de Guinée, cet Eldorado pétrolier que Français ou Américains, en perte de vitesse dans le monde arabe, et unis pour cette fois, ne souhaitent pas voir passer en d’autres mains. A leurs yeux, Alassane Ouattara, ami personnel de Sarkozy, ancien directeur du FMI et gestionnaire libéral, représente un interlocuteur beaucoup plus crédible que Gbagbo le nationaliste ». Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le Soir. Née en 1946, grand reporter, elle collabore aussi au "Monde Diplomatique"
3- «Je crains fort que les conséquences d'un conflit en Côte d’Ivoire ne s’étendent aux pays voisins. L'Afrique a assez souffert et je ne crois pas que nous devrions nous permettre d'être induits en erreur dans une guerre contre nous-mêmes, simplement pour satisfaire un certain intérêt colonial ou étranger.» Jerry John Rawlings, ancien président du Ghana (16-01-2011)
Voilà pourquoi à mon avis il n’y a jamais eu d’élection en Cote d’Ivoire, mais une parodie d’élection. Avec 300 milliards de Francs des Ivoiriens que l’Onu a jeté par la fenêtre pour un simulacre d’élection on aurait pu construire 300 hôpitaux, 1000 écoles, 50 Universités, 3.000 crèches, 5.000 dispensaires.
Jean-Paul Pougala
Genève le 14 Janvier 2011
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